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	<title>Gateka &#8211; e-menye</title>
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	<description>Once a blogger, forever a blogger</description>
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	<title>Gateka &#8211; e-menye</title>
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		<title>On se dit quoi ? Que t’es la victime ? Non !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gateka]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Dec 2025 07:57:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[e-sanzure]]></category>
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					<description><![CDATA[Celle-ci est une partie d&#8217;une conversation très personnelle avec moi-même. Ces trois textes sont extraits d&#8217;un journal intime, né d&#8217;une introspection face au « corporate world ». Entre attentes déçues et solutions inattendues, ils résument trois années de mon expérience professionnelle. Ce journal n&#8217;était pas destiné à être lu, mais j&#8217;ai décidé de laisser ces mots « fuiter », [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Celle-ci est une partie d&rsquo;une conversation très personnelle avec moi-même. Ces trois textes sont extraits d&rsquo;un journal intime, né d&rsquo;une introspection face au « corporate world ». Entre attentes déçues et solutions inattendues, ils résument trois années de mon expérience professionnelle. Ce journal n&rsquo;était pas destiné à être lu, mais j&rsquo;ai décidé de laisser ces mots « fuiter », peut-être dans l&rsquo;espoir qu&rsquo;ils résonnent avec d&rsquo;autres. </em></strong><span id="more-495"></span></p>
<p>Il est si facile de se trouver mille et une excuses lorsque l&rsquo;on se retrouve dans une pareille situation. Et pour être honnête, je n&rsquo;ai pas fait exception à la règle.</p>
<p>Au début, j&rsquo;ai essayé de jouer le jeu. J&rsquo;ai adopté le sourire « robot » que tout le monde affichait (je le trouve toujours ridicule et bête ce sourire et il m’agace). Je n&rsquo;ai pas “saboté” les nouvelles recrues (oui, l&rsquo;entreprise recrute presque tous les mois) comme la plupart de mes collègues le faisaient, mais je les ai superbement ignorées, à part le sourire obligé, la marque déposée de la compagnie. Je jouais la carte du <em>« trop occupé »</em> pour ne pas aider les nouveaux venus&#8230; mais ça me fatiguait tellement. Chaque soir que je faisais une introspection, je trouvais que ce système n&rsquo;était pas juste envers les personnes qui arrivaient, mais je me trouvais une excuse : ce n&rsquo;est pas moi qui l&rsquo;ai instauré, je ne suis qu&rsquo;une victime comme les autres.</p>
<p>Et puis un jour, je me suis levé et j&rsquo;ai décidé de changer. Changer tout le système ? Non. Changer moi-même, oui. J’ai pris la décision d’être moi-même. Je ne voulais plus suivre comme un robot. Et si cela devait me coûter ce travail, j&rsquo;étais prête. J&rsquo;ai élaboré un calendrier incluant les tâches à faire, les attitudes à adopter, la façon de voir les choses, &#8230; pour me retrouver dans ce que je faisais, pour aider les nouvelles recrues, mais surtout pour être cohérente avec mon fort intérieur. J&rsquo;ai vite remplacé le sourire artificiel par mon vrai rire. J&rsquo;ai engagé des discussions assez profondes avec mes collègues, j&rsquo;ai posé les questions “qui dérangent” pendant les réunions et, apparemment, ce n&rsquo;était pas aussi difficile que je le pensais.</p>
<p><strong>“Kirazira kwidodomba&#8230;”</strong></p>
<p>Les fidèles chrétiens connaissent probablement ce message. C&rsquo;est le slogan anti-plainte, maintes fois répété par le prédicateur Chris Ndikumana. Pour ceux qui aiment les livres, vous connaissez peut-être la grande écrivaine afro-américaine Maya Angelou. Une de ses citations pourrait se traduire: « Ce que tu es censé faire quand tu n’aimes pas quelque chose, change-le. Si tu ne peux pas le changer, change la façon dont tu le perçois. Ne te plains pas. »</p>
<p>Ce que j’ai appris de mon expérience, c’est que ces principes, qu&rsquo;ils viennent de la chaire d&rsquo;un pasteur ou des pages d&rsquo;un livre, ne sont pas de simples maximes religieuses ou des slogans creux. Ce sont des pépites de sagesse, capables de transformer même une vie professionnelle infernale en un espace où l&rsquo;on navigue entre le bonheur et l&rsquo;ambition. La clé n&rsquo;est pas de forcer le changement chez autrui, mais de modifier sa propre façon de penser et, par conséquent, d&rsquo;agir.</p>
<p>Notre état d&rsquo;esprit joue un rôle prépondérant dans notre épanouissement quotidien. Il est de notre responsabilité de choisir ce qui nous nourrit. Il est si facile, aujourd&rsquo;hui, de sombrer dans l&rsquo;“ auto-victimisation”, de se dire qu&rsquo;on est impuissant face aux circonstances. Il est tentant de céder ses ambitions et de suivre le courant sous prétexte que « l’on ne peut rien » faire. On entend de nombreux jeunes plaisanter, affirmant suivre « le rythme du pays », que tout est perdu, se disant victimes des systèmes scolaires, professionnels, voire du régime entier. Mais ont-ils vraiment raison ?</p>
<p>La question fondamentale que nous devrions nous poser est “ Suis-je fier(ère) de la place de victime que je me suis faite dans toute cette histoire ?”</p>
<p>La réponse que vous vous donnerez ne sera pas un verdict, mais une porte. Une nouvelle entrée vers la sortie ou, du moins, vers la paix, là où vous vous trouvez en cet instant précis.</p>
<p>On se dit à plus pour la fin<img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f60a.png" alt="😊" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>
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		<title>On se dit quoi? Que l’endroit professionnel est sain? Non, merci !</title>
		<link>https://e-menye.com/2025/10/20/on-se-dit-quoi-que-lendroit-professionnel-est-sain-non-merci/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Gateka]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Oct 2025 09:31:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[e-sanzure]]></category>
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					<description><![CDATA[Celle-ci est une partie d&#8217;une conversation très personnelle avec moi-même. Ces textes sont extraits d&#8217;un journal intime, né d&#8217;une introspection face au « corporate world ». Entre attentes déçues et solutions inattendues, ils résument trois années de mon expérience professionnelle. Ce journal n&#8217;était pas destiné à être lu, mais j&#8217;ai décidé de laisser ces mots « fuiter », peut-être [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Celle-ci est une partie d&rsquo;une conversation très personnelle avec moi-même. Ces textes sont extraits d&rsquo;un journal intime, né d&rsquo;une introspection face au « corporate world ». Entre attentes déçues et solutions inattendues, ils résument trois années de mon expérience professionnelle. Ce journal n&rsquo;était pas destiné à être lu, mais j&rsquo;ai décidé de laisser ces mots « fuiter », peut-être dans l&rsquo;espoir qu&rsquo;ils résonnent avec d&rsquo;autres. </em></strong><span id="more-489"></span></p>
<p>Cela fait plus de trois ans que j&rsquo;ai quitté le cocon familial, bon, « cocon » est sans doute abusé, celui-ci je l’ai quitté quand j’étais encore innocente. Mais cette récente expérience m&rsquo;a prouvé qu&rsquo;il me restait encore quelques bribes d’innocence. Bref, j&rsquo;ai quitté ma famille pour la quête d&rsquo;une vie meilleure ailleurs. Ce n&rsquo;est pas le sujet principal aujourd&rsquo;hui, mais c&rsquo;était juste pour vous donner un peu le contexte.</p>
<p>Septembre 2022. Je plie mes bagages et dis adieu à ma famille. Contrairement à beaucoup de mes pairs qui partaient nager dans l&rsquo;inconnu, j&rsquo;avais une chance immense : un contrat en poche. Ce poste dans une firme internationale était mon ancre et mon espoir. Certes, je n’aurais pas beaucoup de flic comme certains de mes amis le pensent, mais au moins j’aurais l’occasion inestimable de grandir dans un milieu multiculturel. J&rsquo;étais certaine de rencontrer des profils brillants, et j&rsquo;anticipais d&rsquo;y trouver, aussi, de belles personnes.</p>
<p>“<em>De toutes les façons, c’est une grande compagnie. Il n’y a pas de places pour les ragots et autres bassesses du genre. On va travailler, on va collaborer et on va se hisser les uns les autres ”,</em> mon cœur, encore rempli d’illusions, me soufflait alors.</p>
<p>Me voici avec mes valises dans cette mégalopole, parmi ces gratte-ciels et ces grands bureaux dignes de la série <em>Suits</em>. Ici, tout le monde court comme s&rsquo;il était en retard. Le petit sourire est toujours au coin des lèvres, automatique, discret, artificiel. Il suffit de croiser un regard pour qu&rsquo;il surgisse. Au bureau, même ambiance : chacun semble affairé, les discussions sont superficielles, les sourires polis, les assistances&#8230; diplomatiques. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs ainsi que j’en suis venue à détester cette expression “<em>N’hésitez pas à me faire signe si vous avez besoin d’une quelconque aide”.</em></p>
<p><strong>À bas les “high expectations”</strong></p>
<p>Vous souvenez-vous de ce que mon cœur me murmurait au début ? Une sorte de mentalité utopique du genre : <em>« Bienvenue dans la cour des grands. Ici, on se tient la main, loin des bassesses des organisations sans valeurs où, en plus de te battre pour mériter ta place, tu dois lécher le c*l du boss pour la maintenir”. </em> Désolée, ma belle. Ici, c&rsquo;est pire. Non seulement tu vas devoir cirer les bottes du boss, mais aussi celles de tes collègues plus anciens. Ce sont eux qui risquent de te saboter ou de te faire chanter si tu n’y prends pas garde.</p>
<p>Certes, les outils en ligne pour signaler le harcèlement sont légion. Les politiques internes nous encouragent à briser le silence. Mais le virus est déjà là. Personne ne se soucie vraiment de ton développement ; tout le monde est trop occupé, par le boulot ou par autre chose. Tu apprends à te débrouiller seule, à te faire une place dans une salle déjà pleine. Et si tu ne fais pas attention, tu te retrouves à ramper devant ceux que tu as trouvés sur place, sans que cela te garantisse le moindre succès.</p>
<p><strong>Mais comment suis-je restée?</strong></p>
<p><strong><em>Une prise de conscience et puis</em></strong><strong><em>…. </em></strong><strong><em>Des valeurs. Des principes. Des limites.</em></strong></p>
<p>J&rsquo;étais seule dans un pays étranger, sans famille ni amie proche. Et l’entreprise dans laquelle j’avais les illusions d’appartenir m’envoyer des Red flags. Puis-je changer quelque chose ? Non, je n’étais qu’une minuscule partie de cet « univers » qui est cette multinationale établie depuis le 18 e siècle. Eurekaaa! Le simple fait qu&rsquo;ils aient pris le temps de me recruter, de me faire venir d&rsquo;un pays lointain, signifiait une chose : ils avaient besoin de moi. De mon expertise, si minime soit-elle.</p>
<p><strong>À très bientôt dans le deuxième épisode </strong><strong><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f60a.png" alt="😊" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></strong></p>
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		<title>Hello les filles ! Le troc est de retour en mode sex-emploi !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gateka]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Apr 2025 16:12:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[e-bibazo]]></category>
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					<description><![CDATA[Cela fait des jours que j’y réfléchis. Parfois, je me sens coupable, parfois je m&#8217;interroge sur la spirale infernale dans laquelle ce monde est en train de s&#8217;empêtrer. Mais maintenant qu&#8217;on y est, je veux savoir si c’est moi qui ai la malchance de croiser les mauvaises personnes. Tiens, je vous livre ma confidence. Je [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Cela fait des jours que j’y réfléchis. Parfois, je me sens coupable, parfois je m&rsquo;interroge sur la spirale infernale dans laquelle ce monde est en train de s&#8217;empêtrer. Mais maintenant qu&rsquo;on y est, je veux savoir si c’est moi qui ai la malchance de croiser les mauvaises personnes. Tiens, je vous livre ma confidence.</strong><span id="more-465"></span></p>
<p>Je suis une jeune femme de taille moyenne, pas si élancée ni trop petite et, en termes de poids, tout de même ! Comme quoi l’univers avait décidé de me donner la moyenne !! Bon, ceci n’est pas notre sujet du jour… mais bon.</p>
<p>J’ai obtenu mon bac en 2023. Toute fraîche et pleine d’énergie, j’espérais trouver un emploi pour mettre en pratique mes acquis. Je sais que le marché du travail est saturé, surtout pour nous qui n’avons pas d’oncles ministres. Mais au pire, je m’attendais à décrocher un stage ou un volontariat.</p>
<p><strong>Une lueur d’espoir…</strong></p>
<p>Cela fait plus d&rsquo;une année que je cherche une occupation, et il m’est encore arrivé une expérience que je ne suis pas prête d’oublier. Malheureusement, une parmi tant d&rsquo;autres.</p>
<p>Mardi, à 15 h 32, je reçois un appel d’un numéro inconnu. Après hésitation, je décroche. Une voix d’homme me répond de l’autre bout du fil. Après les salutations d’usage, il me donne rendez-vous pour un entretien d’embauche dans une agence de voyages à la recherche d’un agent marketing. Ce qui me surprend, c’est que je n’ai pas déposé de candidature dans une agence de voyages. D’ailleurs, cela fait des jours que je n’ai rien envoyé , j’en avais marre de perdre mes diplômes pour ne jamais recevoir de retour favorable. J’obtempère à ses ordres. Je poserai peut-être la question de qui m’a recommandée pour le poste une fois en face-à-face.</p>
<p>Il est 9 heures et je suis à l’adresse convenue. Le bâtiment ne dégage aucune impression de bureau d’une agence réputée, comme il me l&rsquo;avait vanté quelques heures auparavant. Aucune référence à une agence de voyages. Mais comment ces gens comptent ils faire connaître une agence aussi discrète que le foyer d’un opposant politique à la retraite ? Je demande à l’agent de sécurité si je ne me suis pas trompée d’adresse. Il me confirme que non et me fait signe de m’asseoir à l’intérieur : « <em>Le chef n’est pas encore là</em>. »</p>
<p>À 9 h 20, une voiture klaxonne et l’agent de sécurité court ouvrir. Un quinquagénaire en descend. Il me salue, s’excuse et me fait signe d’entrer dans une petite pièce qui lui sert de bureau.</p>
<p><strong>Vous avez dit interview ?</strong></p>
<p>Après les salutations et une brève présentation, l’homme anticipe ma question : « <em>J’ai reçu votre contact par recommandation d’une de vos amies. Elle m’a rassuré que vous étiez une fille smart et intelligente. J’espère que nous allons bien collaborer.</em> »</p>
<p>« <em>J’ai pensé que vous n’aviez pas besoin de faire des tests écrits et tout le tralala. Après tout, une fille aussi belle et civilisée, ça rassure pour le succès dans le monde du marketing…</em> »</p>
<p>Je l&rsquo;écoute avec intérêt, afin de comprendre ce que j’aurai à faire. Je suis déterminée à bien faire ce travail tombé du ciel après tant de mois de galère. Jusqu’ici, son « <em>discours élogieux</em> » passe, sauf que la suite me sort de mon petit paradis.</p>
<p>« <em>Alors, comme je vois que tu es civilisée, tu sais ce qu’il te reste à faire. Tu peux me donner un rendez-vous qui te convient, je suis en mesure de payer n’importe quel hôtel de cette ville, et ce sera le début de ton travail… et de notre aventure.</em> »</p>
<p>Je le regarde, toute stupéfaite. Je sens les larmes couler sur mes joues. Sans toutefois savoir où je puise ce courage, je me retrouve à lui rappeler qu’il est de la génération de mon père, qu’il n’a aucune valeur humaine, qu’il a des enfants, et qu’un jour, ils subiront le même sort. Toute honteuse, je sors de cette maudite salle avec mes espoirs brisés.</p>
<p>Malheureusement, ce n&rsquo;est ni la première, ni la deuxième fois…</p>
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		<title>32 ans, single mum, divorcée, et je déteste mon enfant (Fin)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gateka]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Mar 2025 16:16:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[Jeune, belle comme toutes les autres femmes dans leurs vingtaines et innocentes comme la plupart d’entre elles, j’ai choisi la grande route sans hésitation mais la vie a pris une autre tournure. Le lendemain de cette nuit cauchemardesque, je me sens sale et seule, mais les traditionnelles ‘‘gushika mu rugo’’ doivent continuer. Je lave mon [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong>Jeune, belle comme toutes les autres femmes dans leurs vingtaines et innocentes comme la plupart d’entre elles, j’ai choisi la grande route sans hésitation mais la vie a pris une autre tournure.</strong></em><span id="more-456"></span></p>
<p>Le lendemain de cette nuit cauchemardesque, je me sens sale et seule, mais les traditionnelles ‘‘<em>gushika mu rugo</em>’’ doivent continuer. Je lave mon visage et je me couvre d&rsquo;un morceau de kitenge pour préparer l’accueil des invités, fixé à 16 h. Ma petite sœur est venue m’aider et Didier fait office de bon mari devant elle et les autres personnes qui arrivent pour nous aider avec les préparatifs. Il me chouchoute des mots tout le temps, me fait des bises en passant et m’appelle par des noms romantiques. À chaque fois, mes yeux s&#8217;embuent de larmes et chaque mot qu&rsquo;il a prononcé la veille résonne comme une mélodie tragique. Nous accueillons les invités en riant et en souriant, bref, je fais de mon mieux pour montrer que je suis la plus heureuse des femmes. Mais la réalité est tout autre. Depuis hier, j’ai mille et une questions sur mon mari, des pourquoi sans réponse, et pire, je sens une rage mêlée à une peur qui m’égorge à chaque fois que je le regarde prétendre être le meilleur des époux.</p>
<p><strong>La vie de couple ou la vie d’enfer ?</strong></p>
<p>Ma vie de couple se résume à assouvir ses pulsions depuis la nuit des noces. Pas de geste tendre, pas de mots doux, ni de câlins ou de dialogues : niet ! C’est une démonstration de force du genre dominant-dominé ! Pas de souci, je m’y habitue. À part cela, je m’habitue à vivre avec un homme qui me gronde à chaque fois qu&rsquo;une petite occasion se présente, qui me rappelle que je ne suis qu&rsquo;une bonne à rien, qui est ici que pour ses richesses ! À vrai dire, il n’a même pas de richesse, si ce n’est un emploi qui lui permet de payer la ration et le loyer. Parle-t-il de sa nouvelle voiture achetée à crédit le lendemain de notre mariage ? Bizarrement, je m’habitue à cette vie merdique. Peut-être que c’est le ‘’<em>nikozubakwa</em>’’ que j’ai toujours entendu.</p>
<p>Après le troisième mois de vie commune, que dis-je, d’enfer, je fais une chute brutale en pleine ville et me réveille à l’hôpital. Après des examens et des consultations, le médecin me révèle que je suis enceinte et me suggère de rester hospitalisée quelque temps, car j&rsquo;ai, apparemment, une anémie sévère. Didier est trop dégoûté par la nouvelle, même le faire semblant qu’il faisait devant les membres de ma famille commence à se dissiper. Il se retrouve à insulter tout le monde pour un petit rien, à lancer des gros mots même à mon grand frère qui nous a éduqués. Comprenez que je le prends pour mon père.</p>
<p><strong>Le déclic </strong></p>
<p>Après mon séjour à l’hôpital, je vais un peu mieux mais je ne parviens pas à faire les chores de la maison. Ce n&rsquo;est pas non plus sur Didier que je vais compter pour m&rsquo;aider, au contraire, je reçois une dose de reproches chaque soir parce que la chambre n&rsquo;est pas rangée, tantôt mes sœurs ont passé la journée avec moi et j&rsquo;ai raconté tout ce qui se passe entre nous, tantôt mes copines ne l&rsquo;ont pas salué et c&rsquo;est parce qu&rsquo;elles savent qu&rsquo;il me maltraite… Bref, des histoires ridicules qu’il invente comme prétexte pour me battre ou pour ne rien laisser comme ration le lendemain. Comme le malheur ne vient jamais seul, j’accouche, mais au moment de célébrer, le pédiatre m&rsquo;annonce que mon bébé présente un problème de cœur qui n’est pas complètement fermé. Ainsi, il va falloir plus d’attention et de surveillance. À la moindre crise, je devrais le dépêcher à l’hôpital pour qu’on puisse lui administrer de l’oxygène pour lui faciliter la respiration.</p>
<p>Didier est devenu de plus en plus absent à la maison, arguant qu’il ne pouvait plus supporter les cris de son bébé à lui. Il passe des jours sans rentrer. Je me souviens de ce jour où mon bébé a fait une crise à minuit, toute seule à la maison et sans un sou. J’ai dû appeler mon frère à l&rsquo;aide. C’était le début de la fin. Mon frère m’a forcé à lui raconter cette histoire que j’avais jalousement gardée pendant près de deux ans. Et l’explosion ou l’exposition, comme vous voulez, a signé le début de la procédure de divorce après presque deux ans d’enfer…</p>
<p>By the way, j&rsquo;ai un dernier confession à vous faire mais comme promis, we listen, we don’t judge, je déteste mon bébé, cet être qui m’est si cher, car elle ressemble à Didier trait pour trait.</p>
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		<item>
		<title>32 ans, single mum et divorcée, we listen we don’t judge! (Part 3)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gateka]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Feb 2025 14:13:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[e-sanzure]]></category>
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					<description><![CDATA[Jeune, belle comme toutes les autres femmes dans leurs vingtaines et innocentes comme la plupart d’entre elles, j’ai choisi la grande route sans hésitation mais la vie a pris une autre tournure.  J’ai passé une nuit presque blanche à me remettre de mes émotions. Je n&#8217;y croyais pas ! J’avais tant aimé cet homme et [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Jeune, belle comme toutes les autres femmes dans leurs vingtaines et innocentes comme la plupart d’entre elles, j’ai choisi la grande route sans hésitation mais la vie a pris une autre tournure.</em></strong><span id="more-448"></span></p>
<p><strong><em> </em></strong>J’ai passé une nuit presque blanche à me remettre de mes émotions. Je n&rsquo;y croyais pas ! J’avais tant aimé cet homme et j’avais regretté de le perdre à cause de la « <em>gourmandise humaine</em> ». L’idée de nous remettre ensemble me paraissait illusoire. J’avais maintes fois prié pour qu’il revienne et qu’il me pardonne, mais je n’y croyais pas vraiment.</p>
<p><strong><em>Dieu merci ! Mon Didier is back, plus aimable et plus gentil que jamais. </em></strong></p>
<p>Nos discussions quotidiennes sont plus belles que jamais, même quand j’hésite à lui envoyer des messages pensant qu’il est occupé par son travail, lui il le fait. Il se montre plus engagé et déterminé à éviter toute erreur. De mon côté, c’est le paradis. J’essaie de ne pas l’importuner, d’éviter tout sujet de discorde, mais je sens aussi que Didier est devenu très mature et réservé, surtout quand on ne s’entend pas.</p>
<p>Après quelques sorties en amoureux et des discussions plus ou moins sérieuses, Didier m&rsquo;a proposé de l&rsquo;épouser. D&rsquo;un côté, j&rsquo;hésite : pourquoi maintenant, alors qu’on vient juste de se remettre ensemble ? N&rsquo;est-ce pas par peur que je rencontre un autre prêt pour le mariage ? Mais d’un autre côté pourquoi pas ? Didier a été mon amour et mon ami pendant près de huit ans.</p>
<p>Mon « <em>oui </em>» laissa place alors aux préparatifs et nous nous lançons rapidement dans l&rsquo;organisation.</p>
<p><strong>Le plus beau jour de ma vie ? mon œil !</strong></p>
<p>Les préparatifs et la cérémonie se sont déroulés plutôt facilement et avec joie. Je me sentais heureuse et épanouie. Avoir cet homme magnifique à mes côtés pour la vie était un succès que je n’aurais troqué pour rien au monde. Je le connaissais, je l’aimais, et maintenant je l’avais pour la vie. J’arbore mon plus beau sourire depuis le shooting, la messe, la réception… bref, toute la journée.</p>
<p>La réalité a commencé à se manifester après avoir fermé la porte de notre nouvelle chez nous. Après la longue journée de cérémonies, Didier me fait asseoir dans le salon, encore vêtue de ma robe. Je n&rsquo;ai même pas le droit de prendre une douche pour changer de tenue, non ! il a prévu un after pas très sucré.</p>
<p>Lui, en costume, et moi, en robe de mariée, il ouvre une bouteille de champagne et me tend un verre avec cette phrase qui anéantit tous les bons souvenirs de la journée : <em>« Bienvenue dans cet enfer que tu as cherché, ma chérie !</em> »</p>
<p>Curieusement, le mot « chérie » me fait désormais l&rsquo;effet inverse de ce qu’il me faisait auparavant. J’ai la nausée, je me lève pour aller vomir dans la salle de bains, mais ses mains me retiennent férocement. Je vomis dans le salon tandis qu&rsquo;il s&rsquo;assoit tout près, sirotant son champagne, le sourire moqueur aux lèvres… Je ne m&rsquo;étais jamais senti aussi sale.</p>
<p>Et là, la galère venait de commencer …</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>A suivre….</strong></p>
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		<title>32 ans, single mum et divorcée, we listen we don’t judge! (Part 2)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gateka]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Feb 2025 10:59:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[e-sanzure]]></category>
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					<description><![CDATA[Jeune, belle comme toutes les autres femmes dans leurs vingtaines et innocentes comme la plupart d’entre elles, j’ai choisi la grande route sans hésitation mais la vie a pris une autre tournure. Mon séjour à l&#8217;hôpital fut plutôt court. Après trois jours d’injection, on décide de me laisser aller prendre les comprimés à la maison [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Jeune, belle comme toutes les autres femmes dans leurs vingtaines et innocentes comme la plupart d’entre elles, j’ai choisi la grande route sans hésitation mais la vie a pris une autre tournure.</em></strong><span id="more-445"></span></p>
<p>Mon séjour à l&rsquo;hôpital fut plutôt court. Après trois jours d’injection, on décide de me laisser aller prendre les comprimés à la maison “le paludisme que j’ai n’est pas si grave”.</p>
<p>Didier continue de m’envoyer des textos pour prendre de mes nouvelles, et apparemment, ces textos ne me laissent pas indifférente. Après m&rsquo;être remis, j&rsquo;ai le courage de lui demander un rendez-vous. Il est temps que je m’excuse. Ce jeune homme ne mérite pas la trahison que je lui ai infligée.</p>
<p><strong>La rencontre …</strong></p>
<p>Le rendez-vous est fixé dans un bar-restaurant de la capitale. Ce n&rsquo;est pas très chic (il ne faut pas que je lui montre que j’ai pris goût au luxe), mais c’est moyennement chic et surtout, calme.</p>
<p>Je mets ma belle robe rouge, mes ballerines dark blues et mes dorés, puis je prends un taxi pour le lieu fixé. J’arrive dix minutes avant l’heure convenue. J’aurais bien aimé arriver un peu plus tard pour qu&rsquo;il admire à quel point j’étais bien mise et splendide dans cette robe qu’il m’avait offerte trois ans auparavant, mais il fallait aussi que je sois sérieuse. Après ce qui s’était passé, entre « l’opération séduction physique » et le fait de se montrer sérieuse, le choix était clair.</p>
<p>Didier arrive à 18 h 11 alors que je commence déjà à m’inquiéter. Ce n’est pas dans ses habitudes d’être en retard. Il surgit tout à coup de la porte, visiblement épuisé, mais toujours aussi beau malgré la fatigue. Je sens mon cœur battre la chamade, la sueur surgit de je ne sais où, la moule au ventre…</p>
<p><em> « Désolé chérie, mon supérieur m’a donné un travail à faire à la dernière minute! « </em></p>
<p><em>Chérie</em> ? Moi qui t’ai trahie pour un homme riche et était prête à me marier avec lui, tu m’appelles « chérie » ? Ce mot ne fait que renforcer ma culpabilité et je me sens à bout de souffle. Je peine à me tenir debout, ne fut-ce que pour le saluer.</p>
<p><strong>Le silence… puis le nouveau départ </strong></p>
<p>En le regardant avec peur dans ce silence accablant, je remarque un autre détail important : il porte un uniforme de travail. Mon « ntiza ikaramu » a donc eu du travail. J’ai honte de moi.</p>
<p>Après un long silence, durant lequel j&rsquo;essaie de digérer tous ces petits détails qui réveillent de vieux démons, Didier rompt le silence. <em>« Alors, comment vas-tu ? Tu es toujours aussi belle, tu m’as tellement manqué…</em> »</p>
<p>Ces mots me redonnent le courage de poursuivre la discussion et de demander pardon, comme prévu. Didier se montre très compréhensif, me remercie pour la démarche d&rsquo;avoir osé demander pardon et me propose de nous remettre ensemble. Ce fut le plus beau jour de ma vie.</p>
<p><em>A suivre…</em></p>
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		<title>32 ans, single mum et divorcée, we listen we don&#8217;t judge! (Part 1)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gateka]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Feb 2025 17:12:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[Jeune, belle comme toutes les autres femmes dans leurs vingtaines et innocentes comme la plupart d&#8217;entre elles, j&#8217;ai choisi la grande route sans hésitation mais la vie a pris une autre tournure. Originaire de l&#8217;une des provinces du centre du pays, j&#8217;ai eu la chance d&#8217;avoir un grand frère ici en mairie. Je n&#8217;avais donc [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b><i>Jeune, belle comme toutes les autres femmes dans leurs vingtaines et innocentes comme la plupart d&rsquo;entre elles, j&rsquo;ai choisi la grande route sans hésitation mais la vie a pris une autre tournure.</i></b><span id="more-441"></span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Originaire de l&rsquo;une des provinces du centre du pays, j&rsquo;ai eu la chance d&rsquo;avoir un grand frère ici en mairie. Je n&rsquo;avais donc pas à m&rsquo;inquiéter de savoir où j&rsquo;allais vivre après l&rsquo;université, contrairement à la plupart de mes copines. Elles vivaient chez leurs oncles et tantes et savaient que le dernier jour de l&rsquo;examen de troisième année marquait la fin de leur “indaro”. Pour moi, mon grand frère est comme mon deuxième père. C&rsquo;est lui qui nous a élevés depuis la mort de mon père et il faisait tout pour nous rendre heureux. D&rsquo;ailleurs, dès que j&rsquo;aurais terminé mes études, j&rsquo;allais travailler dans l&rsquo;une de ses entreprises en attendant de décrocher un bon emploi.</span></p>
<p><b>La grande erreur</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">J&rsquo;étais en couple avec Didier. Je l&rsquo;aimais de tout mon cœur, lui aussi m&rsquo;aimait, bon je crois. Le problème c&rsquo;est que cette relation était « ntiza ikaramu ». Didier était au départ un copain de classe. Il était gentil, attentionné, organisé, et j&rsquo;ai fini par tomber amoureuse de lui.  Nous avions ainsi planifié notre vie à deux, sans le moindre sou. Nous étions convenus de nous attendre, de chercher ensemble et de nous marier dès que les moyens le permettraient. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Un jour, alors que je travaille comme comptable dans un grand hôtel, je rencontre Don. C&rsquo;est un garçon beau et agréable. Il me fait un peu penser à Didier, mais lui est financièrement stable. Plus on discute, plus je tombe amoureuse de lui. Il me promet monts et merveilles et j&rsquo;oublie vite Didier.  Avec lui, la vie est quand même un peu plus sûre que nous avons déjà fixé la date du mariage. Après quelques mois de flirt avec Don, je lui annonce la nouvelle. Il ne faut quand même pas que mon pauvre chéri continue à croire qu&rsquo;on est ensemble. Sauf que Don va se volatiliser dans moins de douze mois, me laissant le cœur brisé. Je vous épargne les détails.</span></p>
<p><b>Retour à la case départ</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Après presque une année de bataille contre la dépression, je suis hospitalisée dans une clinique privée à Buja. Soudain, j&rsquo;aperçois le visage de Didier surgir de la petite porte. Je regarde mon téléphone portable : il est 18 h 31. Il me sourit avant de me tendre une enveloppe, c&rsquo;est comme dans un rêve. J&rsquo;essaie de retenir mes larmes de joie, mais elles me trahissent. Il me demande si j&rsquo;ai mal quelque part, essuie mes larmes et s&rsquo;assoit près de moi. Je sens que je l&rsquo;aime toujours et qu&rsquo;il me manque terriblement.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b><i>À suivre…</i></b></p>
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		<title>Mon père ? Sérieux ?!</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gateka]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Nov 2024 15:53:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[Du haut de ses 20 ans, elle avait tout enduré! Tout! De l’emprisonnement de sa mère, des responsabilités de mère étant enfant, des ragots et moqueries à l’encontre de sa famille, Angie avait tout vu! Sauf que le pire était à venir. Il est 18h 30, son papa rentre tôt que d’habitude. Il lui dit [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Du haut de ses 20 ans, elle avait tout enduré! Tout</em><em>! De</em><em> l’emprisonnement de sa mère, des responsabilités de mère étant enfant, des ragots et moqueries à l’encontre de sa famille, Angie avait tout vu! Sauf que le pire était à venir. </em><span id="more-417"></span></p>
<p>Il est 18h 30, son papa rentre tôt que d’habitude. Il lui dit de s’apprêter vite fait. Il a une surprise pour elle. Angie s’apprête et rejoint la voiture de son papa au parking. Direction vers un hôtel huppé de la ville, un dîner est servi. Angie et son père discute de tout et de rien. De la famille, de sa mère emprisonnée, de l’avancement des études de ses petits frères et sœurs. Il prends le temps de remercier sa fille pour les 5 ans passées à s’occuper de la famille. Il le remercie pour son attitude responsable, respectueux et son caractère fort. Il le remercie pour la belle aînée qu’elle avait été. Il avait raison, si sa famille continuait à tenir, c’était grâce à Angie qui avait pris les choses en mains malgré son jeune âge.</p>
<p><strong>La mauvaise surprise </strong></p>
<p>Angie était très heureuse de la reconnaissance. Après avoir essuyer ses larmes de joie, elle murmure un petit mot de remerciement à son tour à son père. Sauf que ce qu’elle pensait être la clôture d’une soirée heureuse se transforme en cauchemar.</p>
<p>Papa Angie avait aussi réservé une chambre dans laquelle elle escorte sa fille. Innocente et encore confiante en son père, Angie suit son père dans la chambre réservée dans le troisième niveau de l’appartement où sera signée “sa mort prématurée”.</p>
<p>C’est depuis cette soirée du 12 Novembre que Angie vit désormais dans un vide, un calme déchirant, un silence assourdissant, colère sans précédent et confusion totale. Elle n&rsquo;arrive pas à comprendre pourquoi son propre père vient de lui creuser sa tombe silencieusement. Elle ne comprends pas sa faute, était ce parce qu&rsquo;elle s&rsquo;est occupée de la famille après l&#8217;emprisonnement de sa mère? avait elle pris la place de sa mère en faisant ainsi? Mais comment continuer à vivre quand la seule personne en qui tu croyais au monde t’as sacrifié sur l’autel de ses pulsions sexuelles ? dites moi, comment continuer à vivre?</p>
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		<title>Imfura, les attentes qui pèsent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gateka]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Nov 2024 19:06:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[e-rera]]></category>
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					<description><![CDATA[Mon père pensait avoir franchi le cap. L’aînée avait fait honneur à la famille, elle était mariée et maman de deux, la suivante, pareille. Les deux autres garçons faisaient leurs études universitaires à l’étranger. Il ne restait que la cadette, Snella. Snella, après avoir décroché un certificat d’études secondaires avec brio du haut de ses [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Mon père pensait avoir franchi le cap. L’aînée avait fait honneur à la famille, elle était mariée et maman de deux, la suivante, pareille. Les deux autres garçons faisaient leurs études universitaires à l’étranger. Il ne restait que la cadette, Snella. </em><span id="more-406"></span></p>
<p>Snella, après avoir décroché un certificat d’études secondaires avec brio du haut de ses 18 ans, Papa était aux anges. L’une de ses prières était exaucée. Ses enfants avaient réussi la vie malgré l’environnement pas très propice dans lequel il les avait élevés. Originaire d’une contrée dans la fin fond du Burundi, avoir une parcelle puis une maison dans un quartier populaire de la capitale était un grand pas. Sauf qu’il avait toujours peur pour l’éducation de ses enfants. Un quartier populaire impliquait que ses enfants allaient être des “toto cités “ et rien que d’y penser, ça lui donnait des cauchemars.</p>
<p>Un samedi, tout bascula, ce cauchemar le rattrapa. Il est 10h, la cadette toque à la porte de sa chambre. D’habitude, personne ne le tire de sa grâce matinée le weekend. C’est son moment précieux. On le sait. Mais Snella avait une nouvelle à annoncer, pas une très bonne. Papa et Snella se retrouvent au petit balcon. Papa a l’air reposé, léger sourire ; il taquine sa cadette qui à son tour est presque insensible. L’annonce ne tarde pas, Snella est enceinte.</p>
<p><strong>Pas la cadette ! </strong></p>
<p>Mon père était abasourdi par la nouvelle. Il n’avait jamais pensé qu’un tel déshonneur pouvait s’abattre sur sa famille, pas après tous ses efforts dans l’éducation des enfants. Il avait sacrifié ses soirées avec les amis, amorcé des dialogues avec ses enfants et sa femme. Il voulait protéger à tout prix sa petite famille au milieu de cette “cité”.</p>
<p>Il ne comprenait pas comment avec des aînés si bien éduqués et qui ont su préserver l’honneur de la famille, la cadette pouvait s&rsquo;en déroger autant. Pourquoi n’a-t-elle pas pris l’exemple de ses sœurs ?</p>
<p>Pour lui, sa fille aînée avait déjà réussi à honorer sa famille. Mariée et mère de deux jolis bébés, elle avait servi de bel exemple. C’est fou comment les ainés peuvent porter d’énormes attentes. Si une fratrie est solidaire, on dira merci à l’aîné, si elle part en vrille, c’est toujours de la faute de l’aîné, pour n’avoir pas su donner un bel exemple à ses petits frères et sœurs. C’est sa responsabilité de les éduquer et de s’assurer qu’ils ne manquent de rien, qu’ils ne dévient pas du droit chemin. C’est d&rsquo;ailleurs pour cela que Papa Snella avait peur de la voir fléchir, car pour lui, cela aurait emporté toute la fratrie. Mais si les aînés ont brillé, pourquoi le déshonneur est porté par la cadette ? Il n’en revenait pas !</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Papa Melissa, le déviant- modèle</title>
		<link>https://e-menye.com/2024/10/07/papa-melissa-le-deviant-modele/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Gateka]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Oct 2024 12:55:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[C&#8217;était comme un fou, un déviant ! Un Papa qui défile dans les rues avec des cartons de protections hygiéniques ! Non ! Pas un homme quinquagénaire qui se respecte. Papa Mélissa était un Papa hors du commun, un incompris. À part les cartons de serviettes qu&#8217;il transportait aisément du marché jusqu’à la maison, il [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>C&rsquo;était comme un fou, un déviant ! Un Papa qui défile dans les rues avec des cartons de protections hygiéniques ! Non ! Pas un homme quinquagénaire qui se respecte.</em></strong><span id="more-383"></span></p>
<p>Papa Mélissa était un Papa hors du commun, un incompris. À part les cartons de serviettes qu&rsquo;il transportait aisément du marché jusqu’à la maison, il était très rare de voir d’autres papas de l&rsquo;entourage faire des ballades avec leurs filles adolescentes dans une ambiance bon enfant.</p>
<p>Contrairement à nous qui sautions les clôtures (je ne dis rien), Mélissa et ses sœurs avaient droit à non seulement  une permission de sortie mais aussi à de l&rsquo;argent de poche pour les booms (Gen-Z vous savez c&rsquo;est quoi les booms vous ? Laissez, harabaye). Parfois, il était notre invité non encombrant. Et en plus, ne pensez pas qu&rsquo;il était intrusif comme certains Papa, non ! Mélissa pouvait s&rsquo;enjailler en toute tranquillité avec ses copains sous le regard compréhensif de son daron ! Quoi demander de mieux qu’avoir un “daddy cool” comme Papa Melissa. En tout cas, les jeunes adolescents que nous étions à l&rsquo;époque ne priaient que pour ça.</p>
<p><strong>Cool mais &#8230;</strong></p>
<p>Papa Mélissa n&rsquo;était pas que “le daddy cool” qu’on voyait de l’extérieur. C&rsquo;était aussi un Papa strict et très responsable. Et quand ils faisaient des bêtises, Melissa, ses frères et sœurs avaient aussi droit à des raclées. Papa Melissa avait compris que l&rsquo;éducation de ses filles lui incombait tout autant que leurs mère.</p>
<p>Les filles, vous vous souvenez bien de vos ménarches ? Qui vous en a dévoilé le secret ? Était-ce  avant ou après la tache rouge sur la jupe ? Une tante, une sœur, une cousine, probablement votre maman (là vous êtes encore plus chanceuse). Mélissa, ses frères et sœurs avaient droit à une séance d&rsquo;éducation sexuelle complète depuis l’âge de 10 ans.  Ils posaient des questions auxquelles leurs parents répondaient ensemble. Ils n&rsquo;ont pas eu que « wigirwe kure abahungu » sans toutefois dire aux garçons aussi « mwigirwe kure abakobwa ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Bref, maintenant que j&rsquo;y réfléchis, je pense que Papa Mélissa avait un modèle de parenting qu&rsquo;on devrait encourager. Au lieu de voir les darons que comme des pourvoyeurs, parfois même comme des animaux (je n’exagère pas,  j&rsquo;ai eu des amis qui avaient si peur de leur papas, qu&rsquo;ils disparaissaient dans leurs chambres dès qu&rsquo;ils les entandaient rentrer, espérant ne pas les croiser de la journée). Ils devraient être avant tout des amis, des conseillers et puis nos parents.</p>
<p>Honneur à toi Papa Melissa, j&rsquo;ai même plus tes nouvelles <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f60c.png" alt="😌" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>
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