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	<title>e-sanzure &#8211; e-menye</title>
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	<description>Once a blogger, forever a blogger</description>
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	<title>e-sanzure &#8211; e-menye</title>
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		<title>On se dit quoi ? Que t’es la victime ? Non !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gateka]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Dec 2025 07:57:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Celle-ci est une partie d&#8217;une conversation très personnelle avec moi-même. Ces trois textes sont extraits d&#8217;un journal intime, né d&#8217;une introspection face au « corporate world ». Entre attentes déçues et solutions inattendues, ils résument trois années de mon expérience professionnelle. Ce journal n&#8217;était pas destiné à être lu, mais j&#8217;ai décidé de laisser ces mots « fuiter », [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Celle-ci est une partie d&rsquo;une conversation très personnelle avec moi-même. Ces trois textes sont extraits d&rsquo;un journal intime, né d&rsquo;une introspection face au « corporate world ». Entre attentes déçues et solutions inattendues, ils résument trois années de mon expérience professionnelle. Ce journal n&rsquo;était pas destiné à être lu, mais j&rsquo;ai décidé de laisser ces mots « fuiter », peut-être dans l&rsquo;espoir qu&rsquo;ils résonnent avec d&rsquo;autres. </em></strong><span id="more-495"></span></p>
<p>Il est si facile de se trouver mille et une excuses lorsque l&rsquo;on se retrouve dans une pareille situation. Et pour être honnête, je n&rsquo;ai pas fait exception à la règle.</p>
<p>Au début, j&rsquo;ai essayé de jouer le jeu. J&rsquo;ai adopté le sourire « robot » que tout le monde affichait (je le trouve toujours ridicule et bête ce sourire et il m’agace). Je n&rsquo;ai pas “saboté” les nouvelles recrues (oui, l&rsquo;entreprise recrute presque tous les mois) comme la plupart de mes collègues le faisaient, mais je les ai superbement ignorées, à part le sourire obligé, la marque déposée de la compagnie. Je jouais la carte du <em>« trop occupé »</em> pour ne pas aider les nouveaux venus&#8230; mais ça me fatiguait tellement. Chaque soir que je faisais une introspection, je trouvais que ce système n&rsquo;était pas juste envers les personnes qui arrivaient, mais je me trouvais une excuse : ce n&rsquo;est pas moi qui l&rsquo;ai instauré, je ne suis qu&rsquo;une victime comme les autres.</p>
<p>Et puis un jour, je me suis levé et j&rsquo;ai décidé de changer. Changer tout le système ? Non. Changer moi-même, oui. J’ai pris la décision d’être moi-même. Je ne voulais plus suivre comme un robot. Et si cela devait me coûter ce travail, j&rsquo;étais prête. J&rsquo;ai élaboré un calendrier incluant les tâches à faire, les attitudes à adopter, la façon de voir les choses, &#8230; pour me retrouver dans ce que je faisais, pour aider les nouvelles recrues, mais surtout pour être cohérente avec mon fort intérieur. J&rsquo;ai vite remplacé le sourire artificiel par mon vrai rire. J&rsquo;ai engagé des discussions assez profondes avec mes collègues, j&rsquo;ai posé les questions “qui dérangent” pendant les réunions et, apparemment, ce n&rsquo;était pas aussi difficile que je le pensais.</p>
<p><strong>“Kirazira kwidodomba&#8230;”</strong></p>
<p>Les fidèles chrétiens connaissent probablement ce message. C&rsquo;est le slogan anti-plainte, maintes fois répété par le prédicateur Chris Ndikumana. Pour ceux qui aiment les livres, vous connaissez peut-être la grande écrivaine afro-américaine Maya Angelou. Une de ses citations pourrait se traduire: « Ce que tu es censé faire quand tu n’aimes pas quelque chose, change-le. Si tu ne peux pas le changer, change la façon dont tu le perçois. Ne te plains pas. »</p>
<p>Ce que j’ai appris de mon expérience, c’est que ces principes, qu&rsquo;ils viennent de la chaire d&rsquo;un pasteur ou des pages d&rsquo;un livre, ne sont pas de simples maximes religieuses ou des slogans creux. Ce sont des pépites de sagesse, capables de transformer même une vie professionnelle infernale en un espace où l&rsquo;on navigue entre le bonheur et l&rsquo;ambition. La clé n&rsquo;est pas de forcer le changement chez autrui, mais de modifier sa propre façon de penser et, par conséquent, d&rsquo;agir.</p>
<p>Notre état d&rsquo;esprit joue un rôle prépondérant dans notre épanouissement quotidien. Il est de notre responsabilité de choisir ce qui nous nourrit. Il est si facile, aujourd&rsquo;hui, de sombrer dans l&rsquo;“ auto-victimisation”, de se dire qu&rsquo;on est impuissant face aux circonstances. Il est tentant de céder ses ambitions et de suivre le courant sous prétexte que « l’on ne peut rien » faire. On entend de nombreux jeunes plaisanter, affirmant suivre « le rythme du pays », que tout est perdu, se disant victimes des systèmes scolaires, professionnels, voire du régime entier. Mais ont-ils vraiment raison ?</p>
<p>La question fondamentale que nous devrions nous poser est “ Suis-je fier(ère) de la place de victime que je me suis faite dans toute cette histoire ?”</p>
<p>La réponse que vous vous donnerez ne sera pas un verdict, mais une porte. Une nouvelle entrée vers la sortie ou, du moins, vers la paix, là où vous vous trouvez en cet instant précis.</p>
<p>On se dit à plus pour la fin<img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f60a.png" alt="😊" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>
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		<title>On se dit quoi? Que l’endroit professionnel est sain? Non, merci !</title>
		<link>https://e-menye.com/2025/10/20/on-se-dit-quoi-que-lendroit-professionnel-est-sain-non-merci/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Gateka]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Oct 2025 09:31:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[e-sanzure]]></category>
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					<description><![CDATA[Celle-ci est une partie d&#8217;une conversation très personnelle avec moi-même. Ces textes sont extraits d&#8217;un journal intime, né d&#8217;une introspection face au « corporate world ». Entre attentes déçues et solutions inattendues, ils résument trois années de mon expérience professionnelle. Ce journal n&#8217;était pas destiné à être lu, mais j&#8217;ai décidé de laisser ces mots « fuiter », peut-être [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Celle-ci est une partie d&rsquo;une conversation très personnelle avec moi-même. Ces textes sont extraits d&rsquo;un journal intime, né d&rsquo;une introspection face au « corporate world ». Entre attentes déçues et solutions inattendues, ils résument trois années de mon expérience professionnelle. Ce journal n&rsquo;était pas destiné à être lu, mais j&rsquo;ai décidé de laisser ces mots « fuiter », peut-être dans l&rsquo;espoir qu&rsquo;ils résonnent avec d&rsquo;autres. </em></strong><span id="more-489"></span></p>
<p>Cela fait plus de trois ans que j&rsquo;ai quitté le cocon familial, bon, « cocon » est sans doute abusé, celui-ci je l’ai quitté quand j’étais encore innocente. Mais cette récente expérience m&rsquo;a prouvé qu&rsquo;il me restait encore quelques bribes d’innocence. Bref, j&rsquo;ai quitté ma famille pour la quête d&rsquo;une vie meilleure ailleurs. Ce n&rsquo;est pas le sujet principal aujourd&rsquo;hui, mais c&rsquo;était juste pour vous donner un peu le contexte.</p>
<p>Septembre 2022. Je plie mes bagages et dis adieu à ma famille. Contrairement à beaucoup de mes pairs qui partaient nager dans l&rsquo;inconnu, j&rsquo;avais une chance immense : un contrat en poche. Ce poste dans une firme internationale était mon ancre et mon espoir. Certes, je n’aurais pas beaucoup de flic comme certains de mes amis le pensent, mais au moins j’aurais l’occasion inestimable de grandir dans un milieu multiculturel. J&rsquo;étais certaine de rencontrer des profils brillants, et j&rsquo;anticipais d&rsquo;y trouver, aussi, de belles personnes.</p>
<p>“<em>De toutes les façons, c’est une grande compagnie. Il n’y a pas de places pour les ragots et autres bassesses du genre. On va travailler, on va collaborer et on va se hisser les uns les autres ”,</em> mon cœur, encore rempli d’illusions, me soufflait alors.</p>
<p>Me voici avec mes valises dans cette mégalopole, parmi ces gratte-ciels et ces grands bureaux dignes de la série <em>Suits</em>. Ici, tout le monde court comme s&rsquo;il était en retard. Le petit sourire est toujours au coin des lèvres, automatique, discret, artificiel. Il suffit de croiser un regard pour qu&rsquo;il surgisse. Au bureau, même ambiance : chacun semble affairé, les discussions sont superficielles, les sourires polis, les assistances&#8230; diplomatiques. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs ainsi que j’en suis venue à détester cette expression “<em>N’hésitez pas à me faire signe si vous avez besoin d’une quelconque aide”.</em></p>
<p><strong>À bas les “high expectations”</strong></p>
<p>Vous souvenez-vous de ce que mon cœur me murmurait au début ? Une sorte de mentalité utopique du genre : <em>« Bienvenue dans la cour des grands. Ici, on se tient la main, loin des bassesses des organisations sans valeurs où, en plus de te battre pour mériter ta place, tu dois lécher le c*l du boss pour la maintenir”. </em> Désolée, ma belle. Ici, c&rsquo;est pire. Non seulement tu vas devoir cirer les bottes du boss, mais aussi celles de tes collègues plus anciens. Ce sont eux qui risquent de te saboter ou de te faire chanter si tu n’y prends pas garde.</p>
<p>Certes, les outils en ligne pour signaler le harcèlement sont légion. Les politiques internes nous encouragent à briser le silence. Mais le virus est déjà là. Personne ne se soucie vraiment de ton développement ; tout le monde est trop occupé, par le boulot ou par autre chose. Tu apprends à te débrouiller seule, à te faire une place dans une salle déjà pleine. Et si tu ne fais pas attention, tu te retrouves à ramper devant ceux que tu as trouvés sur place, sans que cela te garantisse le moindre succès.</p>
<p><strong>Mais comment suis-je restée?</strong></p>
<p><strong><em>Une prise de conscience et puis</em></strong><strong><em>…. </em></strong><strong><em>Des valeurs. Des principes. Des limites.</em></strong></p>
<p>J&rsquo;étais seule dans un pays étranger, sans famille ni amie proche. Et l’entreprise dans laquelle j’avais les illusions d’appartenir m’envoyer des Red flags. Puis-je changer quelque chose ? Non, je n’étais qu’une minuscule partie de cet « univers » qui est cette multinationale établie depuis le 18 e siècle. Eurekaaa! Le simple fait qu&rsquo;ils aient pris le temps de me recruter, de me faire venir d&rsquo;un pays lointain, signifiait une chose : ils avaient besoin de moi. De mon expertise, si minime soit-elle.</p>
<p><strong>À très bientôt dans le deuxième épisode </strong><strong><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f60a.png" alt="😊" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></strong></p>
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		<title>Happy birthday to me? Non merci!</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fleurissa]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 May 2025 16:39:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[e-sanzure]]></category>
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					<description><![CDATA[J’ai eu 30 ans, et alors ? Chaque année, on souffle des bougies. On rit, on est gâté par les messages, on savoure le gâteau. C’est censé être joyeux, non ? Cette année, j’ai eu 30 ans. Et, bizarrement, au lieu de me sentir célébrée, j’ai eu envie de me cacher sous une couverture. Ce [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>J’ai eu 30 ans, et alors ?</strong></p>
<p><strong>Chaque année, on souffle des bougies. On rit, on est gâté par les messages, on savoure le gâteau. C’est censé être joyeux, non ? Cette année, j’ai eu 30 ans. Et, bizarrement, au lieu de me sentir célébrée, j’ai eu envie de me cacher sous une couverture. Ce n’est pas que je suis triste. C’est juste que je n’ai pas encore trouvé comment faire la paix avec ce drôle de chiffre. Hello le déni !</strong><span id="more-473"></span></p>
<p>Et voilà. L’un des jours que je redoute le plus est arrivé. Mon trentième anniversaire. Pas à cause du gâteau ou des bougies, en tout cas. Mais c&rsquo;est tout ce qui y est associé qui me dérange. Mes amis chantent « joyeux anniversaire » comme si de rien n’était. Eux, ils sont joyeux et décontractés. Mais qu&rsquo;en est-il de moi ? J’ai cette sensation bizarre au creux du ventre. De la peur ? De la fatigue ? Je ne sais pas vraiment. Juste un poids.</p>
<p>Je me demande pourquoi une chanson censée célébrer la vie me fait l’effet d’un rappel à l’ordre. Quand j’étais petite, je comptais les jours avant mon anniversaire. Je voulais grandir. Être adulte. Je voulais porter des chaussures à talons (je sais, c’était bête) et avoir une carte bancaire. Et là, maintenant que j’y suis, je voudrais pouvoir revenir en arrière. Remonter les années comme on remonte une couverture sur soi.</p>
<p><strong>Bienvenu au troisième étage</strong><strong>!</strong></p>
<p>Trente ans, c&rsquo;est un âge bizarre ! On est trop vieille pour profiter des opportunités et pas encore assez jeune pour les « cadres expérimentés ». Tu veux postuler ? Ah non, c’est réservé aux moins de 25 ans. Tu veux donner ton avis ? Désolée, laisse les vrais adultes prendre la parole. 30 ans, c’est le chiffre suspendu. Pas étonnant que ce soit aussi le nombre de pièces pour lesquelles Judas a trahi Jésus. Symbolique, non ?</p>
<p><strong>Happy birthday to you…</strong></p>
<p>« Allez, souffle les bougies ! » me lancent mes amis! je les regarde, hésitante. Faut-il vraiment faire un vœu ? Ou est-ce juste une tradition comme une autre ? Mes amis ont insisté pour organiser cela. Moi, je n’ai jamais vraiment aimé les fêtes d’anniversaire. Si chaque matin je célèbre le cadeau de la vie, qu&rsquo;est-ce qui est différent aujourd&rsquo;hui ?</p>
<p>Mon téléphone vibre sans arrêt. Des messages de gens que je n’ai pas vus depuis le secondaire ! « J’adore ton énergie, ne change pas ! » Mais si ça se trouve, j’ai déjà changé. Ou alors, j’ai juste vieilli. Et voilà, je me perds dans mes pensées.</p>
<p><strong>Happy birthday to youu…</strong></p>
<p>Parlons un peu de vœux (même si je n’y crois pas trop). Mon vœu le plus sincère est qu&rsquo;on arrête de me faire sentir que 30 ans, c’est la fin de quelque chose. « Qui voudra encore de toi, à 30 ans, célibataire ?» m’a dit ma mère. « Et les études ? Un master ? Tes amis en sont là, et toi ? » « Tu sais que plus tu attends pour avoir des enfants, plus ce sera compliqué ? Et si tu en as, tu risques de ne pas les voir grandir… » . Et puis hier, une amie m’a envoyé une vidéo du prince Charles Ndizeye. Il avait 19 ans quand il gouvernait. Elle avait écrit : « À 19 ans, lui dirigeait un royaume… et toi, uraho urasamye. »</p>
<p>Maintenant que j’y pense, ça me fait sourire parce qu’au fond, ce genre de phrase, je me la dis souvent, sans oser.</p>
<p>Je prends une profonde inspiration. La chanson s’interrompt encore une fois. Cette fois, je me regarde. J’ai 30 ans. Et je laisse toujours les voix des autres guider mes choix. J’ai 30 ans et j&rsquo;ai encore du mal à dire « non ». J’ai 30 ans et j’ai toujours ce sentiment d’être à la traîne. Sans diplôme de master, sans emploi stable, sans amoureux, sans appartement…. J&rsquo;ai 30 ans , et le sentiment d&rsquo;être au bord du vide.</p>
<p><strong>To youuuuu…</strong></p>
<p>Et puis, je lève les yeux. J’ai trouvé mon vœu. Je veux apprendre à croire un peu plus en moi, en mes 30 ans, en mon chemin, à mon propre rythme. Comprendre que ce chiffre que je fuyais peut-être marquer le début de quelque chose.</p>
<p>Alors, je souffle. Pas parce que j’y crois. Mais parce qu’au fond, peut-être que oui. Peut-être que 30 ans n&rsquo;est pas la fin.</p>
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		<title>Mon seul péché, c&#8217;est d&#8217;avoir dit oui à mon âme sœur.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Akanyotakabahizi]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Mar 2025 11:15:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[e-sanzure]]></category>
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					<description><![CDATA[Les discriminations professionnelles dont sont victimes les femmes reposent souvent sur des stéréotypes sociaux. L’une des plus courantes est liée à leur statut matrimonial. Dans de nombreux secteurs, le fait d&#8217;être mariée ou d&#8217;avoir une famille suffit à remettre en question les compétences d’une femme, car certains estiment qu’elle sera moins disponible ou moins investie. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les discriminations professionnelles dont sont victimes les femmes reposent souvent sur des stéréotypes sociaux. L’une des plus courantes est liée à leur statut matrimonial. Dans de nombreux secteurs, le fait d&rsquo;être mariée ou d&rsquo;avoir une famille suffit à remettre en question les compétences d’une femme, car certains estiment qu’elle sera moins disponible ou moins investie.</strong><span id="more-461"></span></p>
<p><strong>À mes chers enfants,</strong></p>
<p>Aujourd’hui, je ne vous écris pas pour vous léguer un coffre rempli de lingots d’or. Désolée, je n’en ai pas, et croyez moi, ça m’arrange autant que vous. Ce que je vous laisse est bien plus précieux qu’un simple héritage matériel : une leçon de vie, une histoire qui, je l’espère, vous servira davantage qu’une quelconque richesse. Mon histoire.</p>
<p>J’ai appris à mes dépens qu’un simple changement d’état civil pouvait suffire à faire basculer une carrière. Je le savais, bien sûr, en théorie. Mais le savoir et le vivre en pleine face, c’est très différent. Et moi, je l’ai vécu en plein fouet, dans l’arène.</p>
<p><strong>Mon histoire…</strong></p>
<p>Tout a commencé le jour même de mon mariage, quand l’invitation a atterri dans notre groupe WhatsApp de travail. Mon patron m’a dit : « Je suis très déçu ! »  Et pas qu’une fois, il me l’a répété trois fois. Naturellement, quand on se marie, les collègues vous félicitent, non ? Je ne comprenais pas pourquoi le plus beau jour de ma vie (comme on aime le dire) se retournait contre moi sous la forme d’une déception de la part de mon patron. Selon lui, mon mariage était une erreur.</p>
<p>Depuis ce jour, nos interactions ont changé. Avant, j’étais <em>« la jeune »</em> à qui l’on demandait des idées innovantes, et tout à coup, tout cela a disparu. Les petits commentaires déplacés sur mon mariage : <em>« Maintenant, </em><em>afise umu bebe akuze </em><em>à s’occuper</em><em> »</em> …, blablabla…tout ça, j’encaissais. Je voulais bien faire mon travail, travailler deux fois plus dur pour leur montrer mon potentiel.</p>
<p>Puis, mon contrat a pris fin. J’ai été convoquée pour un entretien en vue du renouvellement de mon contrat. Un entretien est censé être un échange, une évaluation de mes performances et de mes perspectives. Mais à peine installée, avant même que la moindre question ne soit posée, mon patron me regarde droit dans les yeux et lâche : <em>« Je suis désolé de te dire ça en face. Tu es compétente, intelligente, tu apprends vite, tu as donné le meilleur de toi-même… Mais malheureusement, l’année prochaine, nous ne serons plus avec toi. »</em></p>
<p><strong>Pardon ?mais…</strong></p>
<p>L’entretien n’avait même pas commencé qu’il m’annonçait déjà que je n’étais pas retenue. Selon lui, c&rsquo;était un environnement de jeunes, <em>libres et autonomes</em>. (Ouais, parce que selon certains, être mariée signifie renoncer à sa jeunesse et son autonomie, surtout quand tu es une femme.) C’était comme un cauchemar où je me battais pour mon avenir, et où, au lieu de récompenser mes efforts, on me jetait comme une vieille chaussure. La colère m’a envahie. Mais j’ai réussi à garder le contrôle. J’ai dû garder le sourire, parce que c’est ce qu’on attend des femmes, non ? Qu’elles encaissent, qu’elles sourient, qu’elles soient « fortes ». Mais à l’intérieur, je bouillonnais. Je ne comprenais pas. Comment pouvais-je être rejetée simplement pour avoir pris un engagement personnel ? Je n’étais pas incompétente, mais mon état civil posait problème. Mon mariage, ou simplement ce qu’il représentait aux yeux de certaines personnes, avait suffi à me faire passer à côté de cette opportunité. C’était de la discrimination pure et simple, et je me suis sentie trahie et humiliée, comme si mes efforts ne comptaient pour rien à cause d’une bague à mon doigt.</p>
<p>J’ai appris ce jour-là que, dans certains milieux, être une femme compétente ne suffisait pas. Il faut être une femme sans attache. Une femme qui n’a pas d’autres priorités. Parce qu&rsquo;un homme marié est perçu comme stable et fiable. Mais une femme mariée ? On la perçoit plutôt comme un poids.</p>
<p><strong>Faites mieux que vos aînées…</strong></p>
<p>Mes chers enfants, je vous dis cela parce que vous serez peut-être un jour en position de recruter. Ne commettez jamais cette erreur. J’ai été licenciée, non pas parce que j’étais incompétente, ni parce que je n’avais pas donné le meilleur de moi-même, mais simplement parce que mon mariage était perçu comme un problème. Peut-être s’imaginait-il déjà que je serais moins impliquée. Peut-être qu&rsquo;il redoutait des congés maternité qui viendraient perturber son organisation. Peut-être même qu&rsquo;il croyait bien faire, qu&rsquo;il se disait qu&rsquo;il me protégeait en me laissant le temps de m&rsquo;occuper de mon foyer.</p>
<p>De grâce, ne commettez pas cette erreur. Faites mieux que vos aînés. Ce que mon patron n’a pas compris, c’est qu’une femme peut être mariée, assumer ses responsabilités familiales et accomplir son travail avec excellence. L’un n’empêche pas l’autre. Alors, si un jour vous avez le pouvoir de décider pour les autres, ne soyez pas de ceux qui prônent l’égalité le matin et prennent des décisions sexistes l’après-midi.</p>
<p>Ayez le courage de faire ce que mon patron n’a pas fait : <em>juger une femme pour son travail, et non pour son état civil !</em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>32 ans, single mum et divorcée, we listen we don’t judge! (Part 3)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gateka]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Feb 2025 14:13:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[e-sanzure]]></category>
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					<description><![CDATA[Jeune, belle comme toutes les autres femmes dans leurs vingtaines et innocentes comme la plupart d’entre elles, j’ai choisi la grande route sans hésitation mais la vie a pris une autre tournure.  J’ai passé une nuit presque blanche à me remettre de mes émotions. Je n&#8217;y croyais pas ! J’avais tant aimé cet homme et [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Jeune, belle comme toutes les autres femmes dans leurs vingtaines et innocentes comme la plupart d’entre elles, j’ai choisi la grande route sans hésitation mais la vie a pris une autre tournure.</em></strong><span id="more-448"></span></p>
<p><strong><em> </em></strong>J’ai passé une nuit presque blanche à me remettre de mes émotions. Je n&rsquo;y croyais pas ! J’avais tant aimé cet homme et j’avais regretté de le perdre à cause de la « <em>gourmandise humaine</em> ». L’idée de nous remettre ensemble me paraissait illusoire. J’avais maintes fois prié pour qu’il revienne et qu’il me pardonne, mais je n’y croyais pas vraiment.</p>
<p><strong><em>Dieu merci ! Mon Didier is back, plus aimable et plus gentil que jamais. </em></strong></p>
<p>Nos discussions quotidiennes sont plus belles que jamais, même quand j’hésite à lui envoyer des messages pensant qu’il est occupé par son travail, lui il le fait. Il se montre plus engagé et déterminé à éviter toute erreur. De mon côté, c’est le paradis. J’essaie de ne pas l’importuner, d’éviter tout sujet de discorde, mais je sens aussi que Didier est devenu très mature et réservé, surtout quand on ne s’entend pas.</p>
<p>Après quelques sorties en amoureux et des discussions plus ou moins sérieuses, Didier m&rsquo;a proposé de l&rsquo;épouser. D&rsquo;un côté, j&rsquo;hésite : pourquoi maintenant, alors qu’on vient juste de se remettre ensemble ? N&rsquo;est-ce pas par peur que je rencontre un autre prêt pour le mariage ? Mais d’un autre côté pourquoi pas ? Didier a été mon amour et mon ami pendant près de huit ans.</p>
<p>Mon « <em>oui </em>» laissa place alors aux préparatifs et nous nous lançons rapidement dans l&rsquo;organisation.</p>
<p><strong>Le plus beau jour de ma vie ? mon œil !</strong></p>
<p>Les préparatifs et la cérémonie se sont déroulés plutôt facilement et avec joie. Je me sentais heureuse et épanouie. Avoir cet homme magnifique à mes côtés pour la vie était un succès que je n’aurais troqué pour rien au monde. Je le connaissais, je l’aimais, et maintenant je l’avais pour la vie. J’arbore mon plus beau sourire depuis le shooting, la messe, la réception… bref, toute la journée.</p>
<p>La réalité a commencé à se manifester après avoir fermé la porte de notre nouvelle chez nous. Après la longue journée de cérémonies, Didier me fait asseoir dans le salon, encore vêtue de ma robe. Je n&rsquo;ai même pas le droit de prendre une douche pour changer de tenue, non ! il a prévu un after pas très sucré.</p>
<p>Lui, en costume, et moi, en robe de mariée, il ouvre une bouteille de champagne et me tend un verre avec cette phrase qui anéantit tous les bons souvenirs de la journée : <em>« Bienvenue dans cet enfer que tu as cherché, ma chérie !</em> »</p>
<p>Curieusement, le mot « chérie » me fait désormais l&rsquo;effet inverse de ce qu’il me faisait auparavant. J’ai la nausée, je me lève pour aller vomir dans la salle de bains, mais ses mains me retiennent férocement. Je vomis dans le salon tandis qu&rsquo;il s&rsquo;assoit tout près, sirotant son champagne, le sourire moqueur aux lèvres… Je ne m&rsquo;étais jamais senti aussi sale.</p>
<p>Et là, la galère venait de commencer …</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>A suivre….</strong></p>
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		<title>32 ans, single mum et divorcée, we listen we don’t judge! (Part 2)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gateka]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Feb 2025 10:59:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[e-sanzure]]></category>
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					<description><![CDATA[Jeune, belle comme toutes les autres femmes dans leurs vingtaines et innocentes comme la plupart d’entre elles, j’ai choisi la grande route sans hésitation mais la vie a pris une autre tournure. Mon séjour à l&#8217;hôpital fut plutôt court. Après trois jours d’injection, on décide de me laisser aller prendre les comprimés à la maison [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Jeune, belle comme toutes les autres femmes dans leurs vingtaines et innocentes comme la plupart d’entre elles, j’ai choisi la grande route sans hésitation mais la vie a pris une autre tournure.</em></strong><span id="more-445"></span></p>
<p>Mon séjour à l&rsquo;hôpital fut plutôt court. Après trois jours d’injection, on décide de me laisser aller prendre les comprimés à la maison “le paludisme que j’ai n’est pas si grave”.</p>
<p>Didier continue de m’envoyer des textos pour prendre de mes nouvelles, et apparemment, ces textos ne me laissent pas indifférente. Après m&rsquo;être remis, j&rsquo;ai le courage de lui demander un rendez-vous. Il est temps que je m’excuse. Ce jeune homme ne mérite pas la trahison que je lui ai infligée.</p>
<p><strong>La rencontre …</strong></p>
<p>Le rendez-vous est fixé dans un bar-restaurant de la capitale. Ce n&rsquo;est pas très chic (il ne faut pas que je lui montre que j’ai pris goût au luxe), mais c’est moyennement chic et surtout, calme.</p>
<p>Je mets ma belle robe rouge, mes ballerines dark blues et mes dorés, puis je prends un taxi pour le lieu fixé. J’arrive dix minutes avant l’heure convenue. J’aurais bien aimé arriver un peu plus tard pour qu&rsquo;il admire à quel point j’étais bien mise et splendide dans cette robe qu’il m’avait offerte trois ans auparavant, mais il fallait aussi que je sois sérieuse. Après ce qui s’était passé, entre « l’opération séduction physique » et le fait de se montrer sérieuse, le choix était clair.</p>
<p>Didier arrive à 18 h 11 alors que je commence déjà à m’inquiéter. Ce n’est pas dans ses habitudes d’être en retard. Il surgit tout à coup de la porte, visiblement épuisé, mais toujours aussi beau malgré la fatigue. Je sens mon cœur battre la chamade, la sueur surgit de je ne sais où, la moule au ventre…</p>
<p><em> « Désolé chérie, mon supérieur m’a donné un travail à faire à la dernière minute! « </em></p>
<p><em>Chérie</em> ? Moi qui t’ai trahie pour un homme riche et était prête à me marier avec lui, tu m’appelles « chérie » ? Ce mot ne fait que renforcer ma culpabilité et je me sens à bout de souffle. Je peine à me tenir debout, ne fut-ce que pour le saluer.</p>
<p><strong>Le silence… puis le nouveau départ </strong></p>
<p>En le regardant avec peur dans ce silence accablant, je remarque un autre détail important : il porte un uniforme de travail. Mon « ntiza ikaramu » a donc eu du travail. J’ai honte de moi.</p>
<p>Après un long silence, durant lequel j&rsquo;essaie de digérer tous ces petits détails qui réveillent de vieux démons, Didier rompt le silence. <em>« Alors, comment vas-tu ? Tu es toujours aussi belle, tu m’as tellement manqué…</em> »</p>
<p>Ces mots me redonnent le courage de poursuivre la discussion et de demander pardon, comme prévu. Didier se montre très compréhensif, me remercie pour la démarche d&rsquo;avoir osé demander pardon et me propose de nous remettre ensemble. Ce fut le plus beau jour de ma vie.</p>
<p><em>A suivre…</em></p>
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		<title>Punching Ball, sans blague ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fleurissa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Jul 2024 11:15:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[e-sanzure]]></category>
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					<description><![CDATA[Trouver un job de nos jours ? un vrai jackpot ! Pourtant, certains semblent sous-estimer certains taff en les qualifiant de sous métiers et parfois s’en servent pour déverser leurs colères, punchingball quoi ! C’est un lundi, une douce lumière pénètre timidement ma chambre me rappelant qu’il est temps de me tirer du lit pour [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Trouver un job de nos jours ? un vrai jackpot ! Pourtant, certains semblent sous-estimer certains taff en les qualifiant de sous métiers et parfois s’en servent pour déverser leurs colères, punchingball quoi !</strong><span id="more-319"></span></p>
<p>C’est un lundi, une douce lumière pénètre timidement ma chambre me rappelant qu’il est temps de me tirer du lit pour aller offrir mon sourire au monde, le temps d’une prière, les aves marias ou les crédos semblent si lointain dans ma tête, il n’y a que la prière du petit enfant nègre dans ma tronche de cervelle seigneur faites je vous en prie que je n’y aille plus, sauf que hélas, moi je ne fais pas allusion à l’école des blancs ! Non !</p>
<p>Je ne vais pas m’apitoyer sur mon sort quand même, un bon mood s’impose. Oh, j’ai oublié que c’est une mission presque impossible à Buja avec tous ces maux qui nous hantent, mon shirt n’est même pas repassé, mon portable n’est qu&rsquo;à 5%, et pour couronner le tout, pas l’ombre d’un bus à l’horizon ! Oups, j’avais oublié la crise de carburant ! Même unstoppable de Sia qui s’avère être ma chanson préférée du moment ne serait pas me mettre dans le vide !!!Voilà, après 1 heure, je réussis avec tant de mal et plein de stratégie à trouver un bus. Écouteur à portée de main, j’essaie de me laisser embarquer par Gaël Faye tout en espérant que le mood viendra de lui-même ! Comme dirait une copine à moi, faut jamais rater son lundi.</p>
<h3><strong>Et puis, la galère….</strong></h3>
<p>Voilà, j’arrive au boulot ! Oui, j’ai un taff, je suis caissière et surtout fière de l’être malgré les propos comme : « Pas besoin d’un diplôme pour décrocher ça, il suffit juste d’encaisser du fric qui n’est même pas à vous, pourtant vous faites comme si c’était le vôtre » qu’on me lance tout le temps, bon avec le temps on s’y fait non !! Soit tu t’y habitues, soit tu quittes le Game, c’est la loi de la jungle ! Je vous vois faire la tête, surement que vous vous dites, au moins toi t’as un job ! pourtant même ceux qui en ont souffrent aussi ! faut pas l’oublier non plus.<br />
Bon remettons nous sur les rails de cette journée, ce qui était partie pour une journée d’ambiance vire à la cata, encore une fois !!!Je ne suis même pas assise qu’un collègue vient me taper sur les nerfs</p>
<p>‘’Il n’y a plus d’eau, c’est sûrement une facture non payée, tu devrais vérifier ça tous les jours, je te rappelle que tu n’as que ça à faire. Payer des factures et s’assurer qu’on ne manque de rien.’’ Me lance-t-il avec un ton de tonnerre. Voilà j’ai à peine sorti deux mots qu’un autre me lance : “c’est toujours à cause de vous qu’on se retrouve en retard, vous nous embrouillez avec vos paperasses à la con. Nous on fait du vrai travail, assurez-vous qu’on ne manque de rien et c’est tout.’’ Je dus me battre pour garder mon sang froid car après tout j’avais peut être tort, qui sait ? pas de droit à l’erreur j’aurais dû faire attention,anticiper à payer avant même qu’on nous apporte la facture! mais quoi qu’il en soit je ne méritais pas qu’on me parle sur ce ton !!Et on espère alors un bon accueil alors que ce sont eux qui gâchent nos mood !! alors, impuissante et prisonnière de mon sourire, point d’excuse, je souris et acquiesça de la tête avec un je veillerai à ce que ça n’arrive plus.</p>
<h3><strong>Du déjà vue</strong></h3>
<p>Alors que je me force à être zen à nouveau, à afficher mon sourire pour le prochain qui aura à se diriger vers moi, je saute sur mon smartphone histoire de me changer un peu les idées. J’atterri sur une vidéo d’une caissière qui se fait gifler par une cliente, et un des commentaires capte juste mon attention : « je suis caissière et honnêtement ce genre de scène c’est notre quotidien. Tout le temps à se faire insulter, à se faire mépriser, car ils considèrent que c’est un sous métier. Ça en devient hyper fatiguant et de plus en plus de mental breakdown se font dans les entreprises. »</p>
<p>Donc finalement je n’étais pas la seule à vivre ça !!Aujourd’hui c’est un caissier mais y a aussi d’autres taff où c’est pareil. A bien réfléchir il n’y a pas de sous métier qui tiennent c’est juste l’histoire d’humanisme car personne ne devrait manquer de respect aux autres quel que soit sa place non ! Du moins c’est ma conviction. Un talent ne vaut mieux qu’un autre tant qu’on le perfectionne et c’est justement pareil avec le job. Tous les jobs sont importants surtout quand ils sont bien faits.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>En attendant de vivre, je survis…</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fleurissa]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Feb 2024 10:29:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[e-sanzure]]></category>
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					<description><![CDATA[C&#8217;était au lendemain de mes 19 ans et depuis cette “maudite” nuit, j’ai brusquement arrêté de vivre, le cœur bat toujours mais le rythme a changé. Vous vous demandez ce qui peut arriver à une ado de 19 ans pour qu’elle se sente ainsi ? eh ben, tenez! Ça fait exactement 4 ans 8 mois, oui, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b><i>C&rsquo;était au lendemain de mes 19 ans et depuis cette “maudite” nuit, j’ai brusquement arrêté de vivre, le cœur bat toujours mais le rythme a changé. Vous vous demandez ce qui peut arriver à une ado de 19 ans pour qu’elle se sente ainsi ? eh ben, tenez!</i></b><span id="more-191"></span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ça fait exactement 4 ans 8 mois, oui, comptez 1680 jours! pourtant je revis encore chaque soir ce cauchemar et à chaque fois, je me retape mon voyage dans les abysses de l&rsquo;enfer. Le cauchemar dont je parle c&rsquo;est le pire des cauchemars, la bête du Gévaudan qui dévore toute lueur dans les yeux, une mort lente qui dévore une âme, un viol collectif. </span></p>
<p><b>Cette nuit là</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">19h, je me lève, ma tête est dans les nuages, je sens la douleur partout, mon entrecuisse saigne, mes draps sont colorés en rouge et tout mon corps brûle. Je suis toute nue, on dirait un corps morne dans mon petit lit du pavillon 10 du campus. J&rsquo;ai envie de pleurer, pas à cause de la douleur qui m’assaille, non ! mais parce que à chaque fois que j&rsquo;observe autour de moi, la porte entrouverte, le petit gobelet près de moi, mon sous-vêtements presque déchiré sur le sol, je commence à paniquer, puis ma mémoire me lance quelques bribes d’information de ce qui s&rsquo;est passé et les larmes coulent. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ça m&rsquo;a pris quelque dix minutes pour me rappeler les visages bestiaux aux sourires pervers qui ont lancé :  » </span><b>Amanyama yako ubu kazotekereza</b><span style="font-weight: 400;">« . Ils étaient à 4, plutôt à 5! J&rsquo;allais oublier celle qui leur a laissé la porte ouverte, celle qui m&rsquo;a endormie juste avant le carnage, cette fille comme moi qui m&rsquo;a jeté comme une pattée aux chiens, (hélas, cette histoire, elle sera pour une autre jour) mais bon, revenons aux quatre ! chacun a eu son tour sur ma fleur que je chérissais tant, cette fleur que je m&rsquo;étais décidé à garder pour le bon, voilà elle venait d&rsquo;être piétiné dans la manière la plus sauvage qui puisse exister. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">J&rsquo;avais mal, un mélange d’émotions me submergeait, la colère, la douleur, la honte. J’étais déchiré au propre comme au figuré. </span></p>
<p><b>Culpabilité on the beat</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">« </span><i><span style="font-weight: 400;">Qu&rsquo;ai je fais pour mériter un tel traitement sauvage ? Qu&rsquo;ai je dis qui les a contrariés ? »</span></i><span style="font-weight: 400;"> Dans ma tête une réponse était sûre : « </span><i><span style="font-weight: 400;">c&rsquo;est ta faute! Tu aurais dû être méfiante, tu aurais dû être maligne, t&rsquo;es une fille bon sang ! t&rsquo;es constamment une cible pour des prédateurs sexuels, tu aurais dû faire profil bas ».</span></i></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les dénoncer ? (Surement que tu te dis que j’aurais dû le faire), j’y ai pensé moi aussi, mais qu’arrive-t-il quand celui qui est censé te faire justice est ton bourreau ? silence ! Qui allait me croire alors que le pavillon 10 est déjà réputé pour ses nuits torrides ? silence ! Qui allait me croire alors que la porte n’avait pas été défoncée ? Tout était contre moi, même les évidences se liguaient contre moi et mon cerveau a suivi… Je me sentais souillé, sali, et malgré mes blessures dans mon jardin d&rsquo;Éden je ne pouvais pas aller me faire soigner! Qu&rsquo;auraient dit les gens, l&rsquo;infirmière ? J&rsquo;ai passé 3 jours sans sortir de ce sale lit vivant toute seule ce cauchemar.</span></p>
<p><b>Pardon, as-tu parlé de « Healing » ?</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">J&rsquo;avais 19 ans et je commençais à peine à avoir des rêves, à me battre pour me faire une place dans cette communauté mais voilà ironie du sort ! me voilà dans une nouvelle bataille pour ne pas sombrer. Désormais, ma santé mentale se détériorait du jour au jour, je me battais pour chasser ce cauchemar dans ma tête, peine perdue.  A mes 19 ans, je ne vivais plus, je survivais !</span></p>
<p><i><span style="font-weight: 400;">Guérit-on vraiment d&rsquo;une telle blessure</span></i><span style="font-weight: 400;"> ? je n’en sais rien ! </span><i><span style="font-weight: 400;">Fais-je encore des cauchemars</span></i><span style="font-weight: 400;"> ? oui! Souvent ! </span><i><span style="font-weight: 400;">la culpabilité est-elle partie ?</span></i><span style="font-weight: 400;"> putain, non ! </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour être honnête, je n&rsquo;écris pas cet article pour vous dire comment surmonter de telles blessures, Non… (pardon si t’es déçu mais voilà c’est comme ça), c’est un appel au secours, un SOS écrit avec des pleurs et un cœur encore meurtri. On m’a dit tant de choses à faire pour guérir mais rien ne semble marcher, mon cerveau ne semble plus vouloir coopérer. Vous savez, la plus grande douleur, c’est celle que tu vis après le coup ! La bête du Gévaudan qui m&rsquo;a dévoré ce soir de juin hante encore mes nuits, on m’a dit de laisser le temps faire son temps, que la douleur s’en ira mais, déjà 1680 jours que j’attends toujours…</span></p>
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		<title>Moi, la vierge prostituée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gateka]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Feb 2024 10:25:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[e-sanzure]]></category>
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					<description><![CDATA[Certains mots passent, d’autres te marquent à jamais. Etre une femme m’a immédiatement couté le grade me privant ainsi un droit au logement malgré que j’avais de l’argent pour le payer.  Me voilà avec ma première victoire, j’ai enfin réussi à convaincre ma famille de nous laisser déménager. Je sens un ouf de soulagement et [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Certains mots passent, d’autres te marquent à jamais. Etre une femme m’a immédiatement couté le grade me privant ainsi un droit au logement malgré que j’avais de l’argent pour le payer. </b><span id="more-188"></span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Me voilà avec ma première victoire, j’ai enfin réussi à convaincre ma famille de nous laisser déménager. Je sens un ouf de soulagement et je me dis que je vais désormais vivre ma vie en tant que jeune femme responsable, bref essayer de voler de mes propres ailes.  J’ai hâte.  </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Maman, celle qui m&rsquo;a toujours confié des responsabilités depuis ma tendre enfance est la seule qui a confiance en moi,en nous. Il y a aussi sa cousine, la tante rebelle qui est toujours open aux nouvelles aventures. Elles, contrairement aux autres tantes, grandes sœurs et tonton Jérémie, avaient foi en nous.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Vient alors l&rsquo;étape la plus périlleuse, la recherche d’un chez nous. Juin 2014 (j&rsquo;ai envie de fêter l&rsquo;anniversaire, lol), nous sommes deux jeunes filles qui cherchent une maison à louer au cœur de cette Buja-ville. Dans ma vingtaine, je suis la plus âgée. Je dois me charger de tout. Dans le tout, comprenez aller voir la maison, discuter le prix avec le propriétaire, payer l&rsquo;avance et enfin préparer le déménagement. Sauf que tout ne va pas se passer comme prévu. </span></p>
<p><b>Le périple</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le premier proprio est poli. Esquissant un sourire, il nous fait visiter sa maison mais, tout d’un coup, la situation change quand il apprend qu&rsquo;il va « héberger  » deux jeunes filles. « Yooo simpangisha abana b&rsquo;abakobwa biragoye »(je ne loue pas ma maison aux filles, c’est compliqué).</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Je n&rsquo;y prête pas beaucoup d&rsquo;attention. Peut-être qu&rsquo;il a ses raisons à lui. Mais l&rsquo;excuse commence à m&rsquo;agacer quand un autre sexagénaire nous répète la même chose dans le même quartier. Ma curiosité commence à prendre place. “Pourquoi ?”, me dis-je au fond.  Quand on est allé voir le troisième dans un quartier tout près, ma question n&rsquo;a fait que me torturer de plus belle lorsque le proprio nous refusa l&rsquo;accès à la maison à 2 min près de la signature du contrat pour la même excuse. Je me décidai alors de poser ma question. Catégorique et d&rsquo;un ton insolent, il rétorque à ma question plutôt posée avec innocence  » abo bakobwa baza kwipangira ni abamalaya je ntabo nakira »(les filles qui viennent vivre seules sont des prostitués , je ne les reçois pas). </span></p>
<p><b>Pas qu’une phrase, une marque indélébile</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Moi, la vierge prostituée ! je ne pouvais pas retenir la larme qui menaçait de couler depuis un moment. Je n’avais jamais pensé que l’on puisse me refuser un toit sur base des stéréotypes qui n’ont aucune racine. Peut-être que les parentés avaient raison, il fallait rester entassées dans cette maisonnette de ma chère tante qui avait accepté de nous accueillir pour les études. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En m&rsquo;éloignant de cette maudite parcelle, je regarde ce vieil homme à l&rsquo;âge de mon père qui aurait dû m&rsquo;accueillir comme son enfant au lieu de me voir en prostituée. Peut-être qu’il fallait blâmer mon père, pourquoi n&rsquo;a-t-il pas construit une maison à Bujumbura ?</span></p>
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