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	<title>Uncategorized &#8211; e-menye</title>
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	<description>Once a blogger, forever a blogger</description>
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	<title>Uncategorized &#8211; e-menye</title>
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	<item>
		<title>J’ai le seum des standards, mais toi, tu les as explosés !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fleurissa]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Sep 2025 09:51:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[Il y a ces âmes, ces jeunes gens que l&#8217;on croise sur notre chemin et qui bouleversent tout et qui nous forcent à nous interroger sur nous-mêmes. Emma est de ceux-là : une voix particulière, un courage rare, une liberté qui inspire. C&#8217;est fou de voir comment certaines filles grandissent avec des complexes parce qu&#8217;elles [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Il y a ces âmes, ces jeunes gens que l&rsquo;on croise sur notre chemin et qui bouleversent tout</em></strong><strong><em> et</em></strong><strong><em> qui nous forcent à nous interroger sur nous-mêmes. Emma est de ceux-là : une voix particulière, un courage rare, une liberté qui inspire.</em></strong><span id="more-485"></span></p>
<p>C&rsquo;est fou de voir comment certaines filles grandissent avec des complexes parce qu&rsquo;elles ne parlent pas comme les autres, ne ressemblent pas aux autres, et que la société, cruelle comme elle l’est, ne cesse de le leur rappeler. Heureusement, ce n&rsquo;est pas le cas d&rsquo;Emma. Dans la vingtaine, Emma est une jeune femme pleine d’assurance, une femme hors du commun dont la voix ne passe pas inaperçue ! Elle aime dire “Ego mfise urujwi rw’abagabo, mais moi, j’aime cette voix telle quelle”.</p>
<p>On lui répète sans cesse qu’elle a une voix d’homme (mais pourquoi d&rsquo;ailleurs cette appellation absurde ?), une voix qui s’impose, une voix qui résonne ! Si jeune encore, elle parlait et les gens demandaient : « Mais c’est un homme qui parle ? » Ils ne comprenaient pas comment un si petit corps de fille pouvait abriter une voix si puissante.</p>
<p>Mais pour moi, c&rsquo;est évident : si son esprit peut contenir autant d&rsquo;idées, de belles idées, pourquoi sa voix ne serait-elle pas aussi imposante ? Cette jeune fille me rappelle l&rsquo;audace que je n&rsquo;ai jamais eue, le courage de poser les vraies questions, celles que j&rsquo;hésite à formuler parce que je les crois trop lourdes d&rsquo;enjeux. Elle, elle les lance sans crainte, sans masque, pas pour impressionner, mais juste pour comprendre, pour demander des comptes. Dans cette liberté, elle m&rsquo;a offert le plus précieux des cadeaux : celui de me remettre en question.</p>
<p><strong>Ce n’est pas sorcier&#8230;</strong></p>
<p>Je n’ai aucun doute là-dessus : elle a dû mener des batailles silencieuses, essuyer des traumas, des propos maladroits de la part de son entourage, apprendre à s’accepter en embrassant le feu qu’elle portait en elle. C’est pour cela que je l’admire tant. Chaque prise de parole qu’elle ose aujourd’hui est une célébration de ses luttes, une victoire sur tout ce qu’on a tenté de briser en elle. Elle ne s’est pas laissée faire. Sa voix est trop puissante pour être étouffée, ses idées trop vives pour être éteintes.</p>
<p>Je l’admire non seulement pour sa voix, mais aussi pour le chemin qu’elle a tracé et le combat qui lui a appris à ne pas chercher à plaire. Depuis l’enfance, elle ne plaisait pas à une société qui voulait l’enfermer. Aujourd&rsquo;hui, je la vois libre : libre d&rsquo;exprimer ses mots et ses maux, libre de réaliser ses rêves ; libre de bousculer ; et elle n&rsquo;a pas peur de déranger, car elle a toujours dérangé, et c&rsquo;est dans ce dérangement qu&rsquo;elle s&rsquo;affirme.</p>
<p><strong>Ma chère, tu as mon admiration</strong></p>
<p>Si tu me lis, ma chère, sache que je t’admire pour ta résilience. J’admire le résultat, même si je n’ai aucune idée de l’ampleur du combat que tu as dû livrer pour en arriver là. J’ai le seum contre cette société qui ne cesse d’imposer des standards absurdes. Une fille doit parler comme ceci, avoir une taille comme cela, manger comme ceci, surtout ne pas parler comme cela sans jamais réfléchir aux traumatismes qu’elle laisse derrière elle, aux rêves qu’elle piétine. Mais je suis fière de toi, fière que tu ne t&rsquo;es pas laissée écraser, et tu resteras toujours un modèle pour moi. Ta voix, que certains appelaient « d&rsquo;homme » mais que je trouve merveilleuse, restera toujours le symbole de ta différence et de ta force, la preuve que tu t&rsquo;es battue sans jamais fléchir.</p>
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			</item>
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		<title>Ils ont brisé mes rêves : violée par mon père, trahie par mes pairs… (Episode 1)</title>
		<link>https://e-menye.com/2025/07/02/ils-ont-brise-mes-reves-violee-par-mon-pere-trahie-par-mes-pairs-episode-1/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Billy Muhoza]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Jul 2025 15:33:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans ma société, un simple uniforme  peut suffire à briser le rêve d’un enfant. Bienvenue chez moi. Ici, les ambitions d’une fille pèsent moins lourd qu’une plume d’oiseau et le calvaire des victimes ne fait que commencer. Je vous raconte. Je suis née le jour où ma mère est décédée. Ma venue au monde a [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Dans ma société, un simple uniforme  peut suffire à briser le rêve d’un enfant. Bienvenue chez moi. Ici, les ambitions d’une fille pèsent moins lourd qu’une plume d’oiseau et le calvaire des victimes ne fait que commencer. Je vous raconte.</em></strong><span id="more-478"></span></p>
<p>Je suis née le jour où ma mère est décédée. Ma venue au monde a coûté une vie. C’est choquant, non ? On dit souvent que la vie commence par des pleurs, mais ce jour-là, ce ne sont pas les miens qu’on a entendus. Ce sont ceux des autres. Pas de joie, mais des larmes de chagrin, parce qu’elle était partie, parce qu’elle ne serait plus là pour m’aimer, me porter, me bercer.</p>
<p>Je n’ai jamais connu la chaleur de ses bras ni goûté à la douceur de sa voix. Je n&rsquo;ai eu droit qu&rsquo;à des blagues qu&rsquo;on me racontait à demi-mot, des photos abîmées, des souvenirs qui ne m&rsquo;appartiennent même pas. J’ai grandi dans les bras d’une autre femme, ma tante, qui a fait ce qu’elle a pu. Elle m’a donné ce qu’elle avait : un toit, à manger, et j&rsquo;en passe. Et moi, je l’aimais comme ma maman, après, c’est la seule ce que j’avais.</p>
<p><strong>Un morceau de tissu a décidé de ma vie</strong></p>
<p>J’étais une petite fille calme, discrète et pleine d’espoir. L’école était mon seul refuge. Là-bas, j’existais enfin. Là-bas, j’avais l’impression d’être comme les autres, de pouvoir rêver, d’espérer un avenir plus beau que celui que la pauvreté dessinait pour moi. Moi aussi, je voulais devenir quelqu’un : une docteure. Oui, moi, cette petite fille qui n’avait presque rien, je voulais sauver des vies et redonner la chance aux enfants de vivre ce que le monde m’avait privé.</p>
<p>Mais tout s&rsquo;est écroulé à 14 ans. Comme ça, d&rsquo;un coup. C’était la rentrée scolaire et je devais entrer en huitième année. J’espérais apprendre, encore et encore. Mais ce rêve s’est brisé comme du verre jeté au sol. Pourquoi ? À cause de l’uniforme. Un simple uniforme.</p>
<p>Je n’avais pas pu me procurer d’uniforme. Et comme c&rsquo;était une condition requise, on m’a chassé. Pas d’uniforme, pas d’école. Voilà. C’est tout. Juste ça. Un simple morceau de tissu qui décidait de mon avenir. Personne ne m&rsquo;a tendu la main. On m&rsquo;a juste dit : <em>« Guma ngaho, n&rsquo;abatize barabaho. »</em> Comme si ma douleur n&rsquo;avait pas d&rsquo;importance. Comme si mes rêves n&rsquo;avaient pas de poids. Comme si, parce que je suis pauvre, je ne méritais pas mieux. J’ai pleuré. Oh oui, j’ai pleuré.</p>
<p>Toute la journée, je suis restée assise devant la maison, pendant que les autres allaient en classe. J&rsquo;avais envie de demander pourquoi la vie était si injuste. Pourquoi les autres pouvaient aller à l&rsquo;école et pas moi ? Pourquoi mes rêves s&rsquo;arrêtaient ils à cause d&rsquo;un uniforme ? J’entendais leurs rires au loin et leurs pas pressés vers la cour de l’école. Moi, j’étais là, seule, avec mes larmes. La chanson Kazoza Keza d’Ismaël Gaposho passait à la radio. Il disait <em>: « Kazoza keza ntikari mwi barabra, kazoza keza ntikari mu kuyerera, kazoza keza kari mw’iyo kaye nyene… »</em> c’était claire pour moi, il n’y avait pas de kazoza keza !  Mon avenir s’était effondré, juste à cause d’un uniforme. Ce jour-là, j&rsquo;ai compris : quand on est pauvre, on n&rsquo;a pas le droit de rêver.</p>
<p>Et apparemment, mon parcours semblait destiné à tourner au désastre, ce n’était que le début… (à suivre)</p>
<p>&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La beauté, mon combat. Voilà ce que j’aurais aimé savoir à mes 15 ans…</title>
		<link>https://e-menye.com/2025/04/14/la-beaute-mon-combat-voila-ce-que-jaurais-aime-savoir-a-mes-15-ans/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fleurissa]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Apr 2025 11:52:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[À mes 15 ans, je ne devais ni me haïr, ni haïr mon corps. La beauté n&#8217;est qu&#8217;un accessoire. Mais j&#8217;ai mis du temps à comprendre cela. Surement que je ne suis pas encore à l&#8217;âge de kwidodomba, mais mon histoire pourrait peut-être sauver une adolescente. Take a seat and read.  Depuis mon enfance, ma [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>À mes 15 ans, je ne devais ni me haïr, ni haïr mon corps. La beauté n&rsquo;est qu&rsquo;un accessoire. Mais j&rsquo;ai mis du temps à comprendre cela. Surement que je ne suis pas encore à l&rsquo;âge de kwidodomba, mais mon histoire pourrait peut-être sauver une adolescente. Take a seat and read.  </em></strong><span id="more-469"></span></p>
<p>Depuis mon enfance, ma mère a fait de ma beauté son combat. Je la comprends : selon elle, la beauté l’a sauvée à un certain moment. Orpheline et chassée de chez elle, elle avait plus que besoin de trouver stabilité, famille et attention.</p>
<p>Et selon elle, la beauté comptait énormément. Mon père, plutôt intelligent et exigeant en termes de goût, ne faisait pas exception. C’est pourquoi ma mère me répétait sans cesse que la beauté l’avait sauvée. Elle me disait souvent : « Parmi mes concurrentes, j’étais quand même la plus belle. » (Ça tire à balles réelles dans ma famille !)</p>
<p>Bref, assez parlé d&rsquo;elle. Ma mère n&rsquo;a eu qu&rsquo;une fille : moi. Elle faisait tout pour investir dans ma beauté. C’était un choc total quand, à l’âge de 8 ans, quand elle entendait: « Elle ressemble plus à un garçon. » Oui, j’étais un garçon manqué, et ça dégoûtait ma mère Elle qui rêvait d&rsquo;entendre des compliments du genre « Oh, qu&rsquo;elle est mignonne, ta fille ! »</p>
<p>Une routine s&rsquo;est alors installée : avant d&rsquo;aller se coucher, il fallait faire ceci et cela pour que la peau reste toujours lisse. À 12 ans, elle commençait à anticiper l’adolescence : « Tu ne peux pas te permettre d’avoir une poitrine énorme, faut faire attention. Et  puis des ondes de contradiction qui prêtaient confusion à la jeune fille que j’étais : « Tu as de belles formes et si tu ne t’habilles pas correctement, tu vas donner une mauvaise impression. » À 16 ans, c’était plus : « Mange ça, ça t’aiderait à maintenir ta taille, <em>et en dormant, ne te mets pas dans telle position,si non tu risques d’avoir une grosse ventre”</em>.</p>
<p><strong>Et soudain, oups&#8230;</strong></p>
<p>J’ai alors grandi en me disant qu’une fille devait être belle, mais pas trop, histoire de ne pas séduire les hommes au mauvais moment. En 2017, j&rsquo;ai eu une allergie sévère, des boutons partout. Ma mère était inquiète. Il n’y a pas de remède que je n’aie pas essayé : du citron avant d’aller dormir, des lotions, des crèmes, du beurre, des herbes que je ne connais même pas. Ma mère avait fait de ma beauté son combat.</p>
<p>Et à force de l’entendre, j’avais fini par complexer. Je ne voulais plus sortir de chez moi. Quand je parlais devant les gens, j’avais l’impression qu’ils regardaient mes taches de mélasma. Et pire, un garçon avec qui je sortais me faisait des remarques du genre : « Tu avais la peau lisse avant, qu’est-ce qui s’est passé ? Tu étais tellement belle. » Il ne se rendait pas compte à quel point ses paroles me complexaient. Quand on a rompu et qu’il commencé à poster des photos de ses amies « belles », je me suis dit : « Ça y est, ma mère avait raison, personne ne voudra de moi comme ça. » (Hello, les overthinkers).</p>
<p>J’ai traversé une mauvaise passe, je ne parvenais pas à parler devant les gens, je détestais mon corps, j’étais convaincue que l’intelligence ne valait rien si l&rsquo;on n’était pas belle. Qu’est ce que j’étais conne !</p>
<p>Puis, j’ai compris que la beauté se trouve dans les yeux de celui qui regarde. Pour ma part, je trouve toutes les femmes intelligentes et belles. Mais celles que j’admire le plus sont celles qui osent, se lèvent et prennent la parole lors de conférences ou d&rsquo;assemblées pour plaider en faveur d&rsquo;une cause. La peau lisse, un visage rond, tout cela n&rsquo;était pas la beauté que je rêvais d&rsquo;atteindre ! Tout le monde rêve peut-être d&rsquo;être belle, mais de quelle beauté parle-t-on ?</p>
<p>La beauté peut être un atout (surtout aujourd’hui) mais il n’y a pas que la beauté comme atout, y a aussi d&rsquo;autres qualités. Aujourd’hui, j’ai encore des taches noires, mais je sais que mon avenir ne dépendra pas de ma peau. Non, j’ai aussi d’autres atouts, et j’aurais bien aimé le savoir plus tôt. Ça m’aurait évité de perdre du temps, de me haïr, de perdre mon estime de soi et même de l’argent qu’on aurait pu investir dans mon dossier Canada, par exemple. Peut-être que je ne serais pas ici en train de kwiyereka, lol…</p>
<p>À la prochaine.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>32 ans, single mum, divorcée, et je déteste mon enfant (Fin)</title>
		<link>https://e-menye.com/2025/03/17/32-ans-single-mum-divorcee-et-detestant-mon-enfant-fin/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Gateka]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Mar 2025 16:16:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[Jeune, belle comme toutes les autres femmes dans leurs vingtaines et innocentes comme la plupart d’entre elles, j’ai choisi la grande route sans hésitation mais la vie a pris une autre tournure. Le lendemain de cette nuit cauchemardesque, je me sens sale et seule, mais les traditionnelles ‘‘gushika mu rugo’’ doivent continuer. Je lave mon [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong>Jeune, belle comme toutes les autres femmes dans leurs vingtaines et innocentes comme la plupart d’entre elles, j’ai choisi la grande route sans hésitation mais la vie a pris une autre tournure.</strong></em><span id="more-456"></span></p>
<p>Le lendemain de cette nuit cauchemardesque, je me sens sale et seule, mais les traditionnelles ‘‘<em>gushika mu rugo</em>’’ doivent continuer. Je lave mon visage et je me couvre d&rsquo;un morceau de kitenge pour préparer l’accueil des invités, fixé à 16 h. Ma petite sœur est venue m’aider et Didier fait office de bon mari devant elle et les autres personnes qui arrivent pour nous aider avec les préparatifs. Il me chouchoute des mots tout le temps, me fait des bises en passant et m’appelle par des noms romantiques. À chaque fois, mes yeux s&#8217;embuent de larmes et chaque mot qu&rsquo;il a prononcé la veille résonne comme une mélodie tragique. Nous accueillons les invités en riant et en souriant, bref, je fais de mon mieux pour montrer que je suis la plus heureuse des femmes. Mais la réalité est tout autre. Depuis hier, j’ai mille et une questions sur mon mari, des pourquoi sans réponse, et pire, je sens une rage mêlée à une peur qui m’égorge à chaque fois que je le regarde prétendre être le meilleur des époux.</p>
<p><strong>La vie de couple ou la vie d’enfer ?</strong></p>
<p>Ma vie de couple se résume à assouvir ses pulsions depuis la nuit des noces. Pas de geste tendre, pas de mots doux, ni de câlins ou de dialogues : niet ! C’est une démonstration de force du genre dominant-dominé ! Pas de souci, je m’y habitue. À part cela, je m’habitue à vivre avec un homme qui me gronde à chaque fois qu&rsquo;une petite occasion se présente, qui me rappelle que je ne suis qu&rsquo;une bonne à rien, qui est ici que pour ses richesses ! À vrai dire, il n’a même pas de richesse, si ce n’est un emploi qui lui permet de payer la ration et le loyer. Parle-t-il de sa nouvelle voiture achetée à crédit le lendemain de notre mariage ? Bizarrement, je m’habitue à cette vie merdique. Peut-être que c’est le ‘’<em>nikozubakwa</em>’’ que j’ai toujours entendu.</p>
<p>Après le troisième mois de vie commune, que dis-je, d’enfer, je fais une chute brutale en pleine ville et me réveille à l’hôpital. Après des examens et des consultations, le médecin me révèle que je suis enceinte et me suggère de rester hospitalisée quelque temps, car j&rsquo;ai, apparemment, une anémie sévère. Didier est trop dégoûté par la nouvelle, même le faire semblant qu’il faisait devant les membres de ma famille commence à se dissiper. Il se retrouve à insulter tout le monde pour un petit rien, à lancer des gros mots même à mon grand frère qui nous a éduqués. Comprenez que je le prends pour mon père.</p>
<p><strong>Le déclic </strong></p>
<p>Après mon séjour à l’hôpital, je vais un peu mieux mais je ne parviens pas à faire les chores de la maison. Ce n&rsquo;est pas non plus sur Didier que je vais compter pour m&rsquo;aider, au contraire, je reçois une dose de reproches chaque soir parce que la chambre n&rsquo;est pas rangée, tantôt mes sœurs ont passé la journée avec moi et j&rsquo;ai raconté tout ce qui se passe entre nous, tantôt mes copines ne l&rsquo;ont pas salué et c&rsquo;est parce qu&rsquo;elles savent qu&rsquo;il me maltraite… Bref, des histoires ridicules qu’il invente comme prétexte pour me battre ou pour ne rien laisser comme ration le lendemain. Comme le malheur ne vient jamais seul, j’accouche, mais au moment de célébrer, le pédiatre m&rsquo;annonce que mon bébé présente un problème de cœur qui n’est pas complètement fermé. Ainsi, il va falloir plus d’attention et de surveillance. À la moindre crise, je devrais le dépêcher à l’hôpital pour qu’on puisse lui administrer de l’oxygène pour lui faciliter la respiration.</p>
<p>Didier est devenu de plus en plus absent à la maison, arguant qu’il ne pouvait plus supporter les cris de son bébé à lui. Il passe des jours sans rentrer. Je me souviens de ce jour où mon bébé a fait une crise à minuit, toute seule à la maison et sans un sou. J’ai dû appeler mon frère à l&rsquo;aide. C’était le début de la fin. Mon frère m’a forcé à lui raconter cette histoire que j’avais jalousement gardée pendant près de deux ans. Et l’explosion ou l’exposition, comme vous voulez, a signé le début de la procédure de divorce après presque deux ans d’enfer…</p>
<p>By the way, j&rsquo;ai un dernier confession à vous faire mais comme promis, we listen, we don’t judge, je déteste mon bébé, cet être qui m’est si cher, car elle ressemble à Didier trait pour trait.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Ma mère n’est pas Igisubiramuhira, elle est Rugumyamuheto</title>
		<link>https://e-menye.com/2025/02/24/ma-mere-nest-pas-igisubiramuhira-elle-est-rugumyamuheto/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Billy Muhoza]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Feb 2025 12:48:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans de nombreuses sociétés africaines, notamment au Burundi, une femme divorcée est souvent réduite à un symbole d’échec. On lui attribue des surnoms méprisants, comme si sa valeur dépendait uniquement de son mariage. Pourtant, chaque divorce a ses raisons. À 18 ans, j’ai vu mon monde s’effondrer avec le divorce de mes parents. Je ne [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans de nombreuses sociétés africaines, notamment au Burundi, une femme divorcée est souvent réduite à un symbole d’échec. On lui attribue des surnoms méprisants, comme si sa valeur dépendait uniquement de son mariage. Pourtant, chaque divorce a ses raisons.</strong><span id="more-451"></span></p>
<p>À 18 ans, j’ai vu mon monde s’effondrer avec le divorce de mes parents. Je ne peux décrire cette période qu&rsquo;en termes de saison de larmes, de désespoir et de jugements en cascade. Dans mon quartier, chacun y allait de son commentaire, comme s’il avait été témoin de chacune de leurs disputes et de leurs cris étouffés par les murs de notre maison.</p>
<p>Ma mère, on l’appelle « Igisubiramuhira », comme si retourner chez ses parents après un mariage brisé était un crime. Certains murmurent qu’elle s’est rebellée, qu’elle aurait dû supporter, comme tant d’autres femmes dans le voisinage. Parce qu’ici, être insultée, battue, humiliée, ce n’est pas grave. « Inkoni ntizica », disent-ils. Les mots réducteurs, les privations, les coups et les blessures invisibles… tout cela serait normal. « <em>Ni ko zubakwa »</em>, affirment-ils, bien installés dans leurs mondes où la souffrance des autres ne compte pas.</p>
<p>Moi, je ne la juge pas. Je la comprends. J&rsquo;ai vu les bleus sur sa peau. J’ai senti ceux, plus profonds encore, qu&rsquo;elle cachait au fond de son cœur. J’ai entendu ces mots blessants comme des lames, ces menaces qui volaient le sommeil de ses nuits… Comment pourrais-je lui en vouloir d&rsquo;être partie ? Ce n’était pas un simple caprice, c’était une question de survie. On ne s’assoit pas dans une maison en feu en espérant que les flammes se transforment en feux d’artifice. On sort. On court. On sauve sa vie. Et ma mère n’a pas juste fui son mariage, elle s’est libérée.</p>
<p>Je ne suis pas là pour prêcher le divorce. Mais avant de juger celles qui partent et de leur coller des surnoms cruels, prenez une seconde pour imaginer ce qu’elles ont enduré. Aucune femme ne quitte un foyer par plaisir. Personne ne fuit une maison en feu juste parce qu’elle aime courir.</p>
<p><strong>Oublions les étiquettes et passons à autre chose</strong></p>
<p>Arrêtons un peu avec cette manie de coller des étiquettes aux femmes divorcées, comme si elles étaient des produits en solde. Une femme quitte son mariage et soudain, elle devient Ikigaba, une rebelle, une incapable qui n’a pas su tenir son foyer, comme si le mariage était une corde qu’elle aurait dû serrer jusqu’à l’étranglement. Sérieusement, ce n’est pas un bout de papier qui fait le bonheur, c’est le respect et la paix intérieure. Et si quelqu’un choisit de partir pour préserver tout cela, où est le mal ?</p>
<p>Et si l&rsquo;on arrêtait de diaboliser ces femmes qui ont choisi le divorce comme mécanisme de survie et comme moyen de préserver ce qu&rsquo;il leur reste, comme si elles avaient commis un crime impardonnable ? Pourquoi leur coller des surnoms dégradants alors qu’elles n&rsquo;ont fait qu’exprimer leur envie de vivre encore, malgré la fin de leur mariage ?</p>
<p>Et si j’étais l’un de ceux qui « baptisent » ces braves femmes, je choisirais pour elles des surnoms humains à la hauteur de leur courage et de leur résilience. Des surnoms comme « Ba Rugumyamuheto », bref celles qui restent debout ! Au final, le fait d&rsquo;être divorcée ne signifie pas la fin de l’histoire, c’est juste une nouvelle page qui s’écrit.</p>
<p>Avant de clore, please, ne regardons plus de travers ces braves femmes comme si elles allaient nous transmettre un virus !</p>
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		<title>32 ans, single mum et divorcée, we listen we don&#8217;t judge! (Part 1)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gateka]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Feb 2025 17:12:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[Jeune, belle comme toutes les autres femmes dans leurs vingtaines et innocentes comme la plupart d&#8217;entre elles, j&#8217;ai choisi la grande route sans hésitation mais la vie a pris une autre tournure. Originaire de l&#8217;une des provinces du centre du pays, j&#8217;ai eu la chance d&#8217;avoir un grand frère ici en mairie. Je n&#8217;avais donc [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><b><i>Jeune, belle comme toutes les autres femmes dans leurs vingtaines et innocentes comme la plupart d&rsquo;entre elles, j&rsquo;ai choisi la grande route sans hésitation mais la vie a pris une autre tournure.</i></b><span id="more-441"></span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Originaire de l&rsquo;une des provinces du centre du pays, j&rsquo;ai eu la chance d&rsquo;avoir un grand frère ici en mairie. Je n&rsquo;avais donc pas à m&rsquo;inquiéter de savoir où j&rsquo;allais vivre après l&rsquo;université, contrairement à la plupart de mes copines. Elles vivaient chez leurs oncles et tantes et savaient que le dernier jour de l&rsquo;examen de troisième année marquait la fin de leur “indaro”. Pour moi, mon grand frère est comme mon deuxième père. C&rsquo;est lui qui nous a élevés depuis la mort de mon père et il faisait tout pour nous rendre heureux. D&rsquo;ailleurs, dès que j&rsquo;aurais terminé mes études, j&rsquo;allais travailler dans l&rsquo;une de ses entreprises en attendant de décrocher un bon emploi.</span></p>
<p><b>La grande erreur</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">J&rsquo;étais en couple avec Didier. Je l&rsquo;aimais de tout mon cœur, lui aussi m&rsquo;aimait, bon je crois. Le problème c&rsquo;est que cette relation était « ntiza ikaramu ». Didier était au départ un copain de classe. Il était gentil, attentionné, organisé, et j&rsquo;ai fini par tomber amoureuse de lui.  Nous avions ainsi planifié notre vie à deux, sans le moindre sou. Nous étions convenus de nous attendre, de chercher ensemble et de nous marier dès que les moyens le permettraient. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Un jour, alors que je travaille comme comptable dans un grand hôtel, je rencontre Don. C&rsquo;est un garçon beau et agréable. Il me fait un peu penser à Didier, mais lui est financièrement stable. Plus on discute, plus je tombe amoureuse de lui. Il me promet monts et merveilles et j&rsquo;oublie vite Didier.  Avec lui, la vie est quand même un peu plus sûre que nous avons déjà fixé la date du mariage. Après quelques mois de flirt avec Don, je lui annonce la nouvelle. Il ne faut quand même pas que mon pauvre chéri continue à croire qu&rsquo;on est ensemble. Sauf que Don va se volatiliser dans moins de douze mois, me laissant le cœur brisé. Je vous épargne les détails.</span></p>
<p><b>Retour à la case départ</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Après presque une année de bataille contre la dépression, je suis hospitalisée dans une clinique privée à Buja. Soudain, j&rsquo;aperçois le visage de Didier surgir de la petite porte. Je regarde mon téléphone portable : il est 18 h 31. Il me sourit avant de me tendre une enveloppe, c&rsquo;est comme dans un rêve. J&rsquo;essaie de retenir mes larmes de joie, mais elles me trahissent. Il me demande si j&rsquo;ai mal quelque part, essuie mes larmes et s&rsquo;assoit près de moi. Je sens que je l&rsquo;aime toujours et qu&rsquo;il me manque terriblement.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b><i>À suivre…</i></b></p>
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		<title>Qu’aurait été ma vie ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fleurissa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Dec 2024 11:18:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[e-rera]]></category>
		<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[Si on m’avait dit qu’un avocat, un fruit pouvait changer le cours d’une vie, la moi de 13 ans aurait ri à gorge déployée. Et pourtant, aujourd’hui, avec le renvoi des sept élèves du lycée Busiga, je réalise à quel point une simple décision peut tout bouleverser. Vous vous souvenez de l’histoire d’Adam et Ève, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Si on m’avait dit qu’un avocat, un fruit pouvait changer le cours d’une vie, la moi de 13 ans aurait ri à gorge déployée. Et pourtant, aujourd’hui, avec le renvoi des sept élèves du lycée Busiga, je réalise à quel point une simple décision peut tout bouleverser.</p>
<p>Vous vous souvenez de l’histoire d’Adam et Ève, chassés du jardin d’Éden pour avoir goûté au fruit défendu. On dirait que les religieuses du lycée Busiga semblent s’en être inspirées au pied de la lettre ! Mais n’y a-t-il pas aussi de nombreux passages dans la Bible qui prônent le pardon ?</p>
<p>Si j’écris tous ces mots fades, c’est pour ces enfants, pour leurs rêves. Ces enfants méritent une seconde chance. On ne va pas se mentir, à l’internat, l’avocat était plus qu’un simple fruit. C’était l’ingrédient magique qui rendait les repas un peu plus supportables. Allons-nous sacrifier leurs rêves pour ce délice ?</p>
<p><strong><em>« Ca kiyeri nyene mw’icupa rishasha »</em></strong></p>
<p>Le sort de ces élèves me rappelle ma propre histoire. Je suis en 8ème année, en pleine adolescence. Pleine de curiosité et de défiance envers les règles. Un mercredi soir, nous sommes un groupe de filles, une bande d’amies. Nous décidons de sécher la messe de 18 h pour marauder des avocats. Après avoir rempli nos seaux, une encadreuse nous surprend en plein jardin.  L’option est simple : Run ! Dans ma course effrénée, je trébuche et me blesse aux genoux. Pas de choix, je m’arrête et voici l’encadreuse qui se tient devant moi, toute furieuse.</p>
<p>Surnommée “Assassin”, cette encadreuse n’était pas notre préférée. Aigrie et sévère, elle semblait toujours chercher à nous punir, moi, en particulier. Il faut dire que je n’étais pas une adolescente exemplaire. Ce soir-là, je pensais que ma sentence était déjà écrite. J’étais terrifiée à l’idée de ce que mes parents allaient dire. Mes rêves, aussi petits soient-ils, allaient s’écrouler, j’en étais consciente.</p>
<p>Contre toute attente, elle m’a demandé d’aller soigner ma plaie, puis de revenir lui parler. Son calme m’a surprise. Elle aurait pu me renvoyer, mais elle a choisi une autre voie. Elle m’a sermonnée longuement. Elle m’a rappelé mes bonnes notes, mon potentiel, et m’a avertie des conséquences de mes actes. Elle a choisi de m’épargner, en guise de punition, j’ai dû effectuer des travaux pratiques, désherber les cours et tondre le gazon chaque samedi pendant tout le trimestre. Ce n’était pas agréable, j’en conviens mais c’était une punition pensée avec amour et sagesse digne d’une éducatrice.</p>
<p><strong>Bababarire ntibazi ico bakora.</strong></p>
<p>En pensant à ces sept filles du lycée Busiga, la scène ne cesse de me revenir en tête. Nous faisons tous des erreurs, mais une main tendue peut faire toute la différence. Alors, à vous qui avez le pouvoir de décider de leur avenir, je vous implore, de grâce offrez-leur une seconde chance. Tout comme cette encadreuse l’a fait pour moi un jour, donnez-leur l’opportunité de grandir, de changer, et de devenir la meilleure version d’eux-mêmes.</p>
<p>Parce qu’au fond, qu’aurait été ma vie ?</p>
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		<title>Mon père ? Sérieux ?!</title>
		<link>https://e-menye.com/2024/11/28/mon-pere-serieux/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Gateka]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Nov 2024 15:53:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[Du haut de ses 20 ans, elle avait tout enduré! Tout! De l’emprisonnement de sa mère, des responsabilités de mère étant enfant, des ragots et moqueries à l’encontre de sa famille, Angie avait tout vu! Sauf que le pire était à venir. Il est 18h 30, son papa rentre tôt que d’habitude. Il lui dit [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Du haut de ses 20 ans, elle avait tout enduré! Tout</em><em>! De</em><em> l’emprisonnement de sa mère, des responsabilités de mère étant enfant, des ragots et moqueries à l’encontre de sa famille, Angie avait tout vu! Sauf que le pire était à venir. </em><span id="more-417"></span></p>
<p>Il est 18h 30, son papa rentre tôt que d’habitude. Il lui dit de s’apprêter vite fait. Il a une surprise pour elle. Angie s’apprête et rejoint la voiture de son papa au parking. Direction vers un hôtel huppé de la ville, un dîner est servi. Angie et son père discute de tout et de rien. De la famille, de sa mère emprisonnée, de l’avancement des études de ses petits frères et sœurs. Il prends le temps de remercier sa fille pour les 5 ans passées à s’occuper de la famille. Il le remercie pour son attitude responsable, respectueux et son caractère fort. Il le remercie pour la belle aînée qu’elle avait été. Il avait raison, si sa famille continuait à tenir, c’était grâce à Angie qui avait pris les choses en mains malgré son jeune âge.</p>
<p><strong>La mauvaise surprise </strong></p>
<p>Angie était très heureuse de la reconnaissance. Après avoir essuyer ses larmes de joie, elle murmure un petit mot de remerciement à son tour à son père. Sauf que ce qu’elle pensait être la clôture d’une soirée heureuse se transforme en cauchemar.</p>
<p>Papa Angie avait aussi réservé une chambre dans laquelle elle escorte sa fille. Innocente et encore confiante en son père, Angie suit son père dans la chambre réservée dans le troisième niveau de l’appartement où sera signée “sa mort prématurée”.</p>
<p>C’est depuis cette soirée du 12 Novembre que Angie vit désormais dans un vide, un calme déchirant, un silence assourdissant, colère sans précédent et confusion totale. Elle n&rsquo;arrive pas à comprendre pourquoi son propre père vient de lui creuser sa tombe silencieusement. Elle ne comprends pas sa faute, était ce parce qu&rsquo;elle s&rsquo;est occupée de la famille après l&#8217;emprisonnement de sa mère? avait elle pris la place de sa mère en faisant ainsi? Mais comment continuer à vivre quand la seule personne en qui tu croyais au monde t’as sacrifié sur l’autel de ses pulsions sexuelles ? dites moi, comment continuer à vivre?</p>
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		<title>Chère Emilienne, tu es et tu seras mon héroïne</title>
		<link>https://e-menye.com/2024/11/25/chere-emilienne-tu-es-et-tu-seras-mon-heroine/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fleurissa]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Nov 2024 15:59:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[Très chère Nous avons longtemps lu des histoires d’héroïnes dans les livres, mais je me demande, lira-t-on la tienne un jour ? Nous souviendrons-nous de ta bravoure un jour ? Dira-t-on à nos filles et fils que tu es l’une des grandes femmes ayant marquée l’histoire de notre patrie ? Je l’espère. En attendant, j’ai un [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Très chère</p>
<p>Nous avons longtemps lu des histoires d’héroïnes dans les livres, mais je me demande, lira-t-on la tienne un jour ? Nous souviendrons-nous de ta bravoure un jour ? Dira-t-on à nos filles et fils que tu es l’une des grandes femmes ayant marquée l’histoire de notre patrie ? Je l’espère. En attendant, j’ai un mot pour toi.</p>
<p><strong>Uri intwarikazi !</strong></p>
<p>Combien ont vu, mais se sont tus ! Des milliers. Mais toi, tu as refusé de te taire, tu as refusé de cautionner, et cela, au péril de ta liberté. Pour commencer, tu as défié notre culture qui dit aux filles et aux femmes de se taire. <em>Femme, dans une foule en public, tu ne te lèveras point pour prendre la parole,</em> t’auraient dit tes ancêtres. Mais toi, tu l’as fait. Et tu n’as pas juste pris la parole, tu as dénoncé un fait, un fléau qui tue en silence. Chapeau bas !</p>
<p>Toi, une « simple secrétaire » (comme diraient certains), tu t’es levée devant un ministre et ses collègues pour dénoncer ton directeur ! Les GenZ diraient <em>Kubadida !</em> Ta prise de parole a malheureusement marqué le début d’un calvaire. Toi qui avais dénoncé, toi qui voulais protéger tes filles, tu t’es retrouvée derrière les barreaux.</p>
<p>J’honore la grande dame que tu es. Tu as préféré ne pas te taire face aux abus dont les enfants sous ta garde souffraient. Tu l’as payé cher, ta liberté. Mais au moins, tu nous as montré qu’il y a des fées marraines qui veillent sur nous dans ce monde cruel, où le viol semble être normalisé, où les bourreaux ne sont jamais pointés du doigt, où les victimes sont tenues pour responsables. Le monde est tellement cruel, mais grâce à toi, on a appris qu’il existe certaines belles personnes : des héroïnes, des vraies.</p>
<p><strong>Warahabishijwe, ntiwahahamuka. Warapfunywe, ntiwapfuye !</strong></p>
<p>Pour quelqu’un qui a suivi ton histoire depuis le début du procès, <em>warahabishijwe uranapfunywa</em> ! Les reports incessants, les injustices, on ne t’a pas cru, zéro enquête sur ce que t’avais dénoncé… Et même après avoir été acquittée, tu es restée en prison. Loin de ta famille, plus de 365 jours loin de tes enfants, de celles que tu voulais protéger. Tu as tout vu, tout ce qu’on peut voir de pire.</p>
<p>On t’a offert un compromis ou, moi, je dirais un pacte avec le diable : « <em>Plaide coupable, demande pardon, et on te libère ».</em> Mais tu as refusé ! Tu as refusé de mentir, tu as refusé d’être complice. Tu as préféré la prison à la rétraction.</p>
<p><strong>Habwa impundu n’abawe !  </strong></p>
<p><strong> </strong>Peut-être qu’on ne se rencontrera jamais, mais j’ose espérer que tu verras ces mots que je t’adresse. Sache que tu as laissé une trace. Tu nous as légué un combat. Tu as fait ta part. Tu es une icône ! Tu nous as rappelé que nous devrions tous nous battre pour nos convictions, peu importe ce que cela nous coûte. Nous ne devrions pas avoir peur de gêner, d’oser. Tu l’as fait, pourquoi pas nous ?</p>
<p>C’est fou à quel point ce texte me plonge dans les paroles de ma chanson préférée du moment ‘‘<em>mon héroïne</em>’’ de Joyce Jonathan et Lola Dubini <em>“Tu seras mon héroïne, battante jusqu’à la fin du film. Une femme qui affronte, qui n’aura plus jamais honte, une force qui surmonte. » </em></p>
<p>Tu incarnes cette chanson à merveille. Habwa impundu n’abawe, très chère Emilienne.</p>
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		<title>Même ivre, aucun être ne mérite ça.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fleurissa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Nov 2024 15:12:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[Être ivre quand on est une femme est perçu comme un crime, une abomination ! Mais est-ce une raison pour abuser d’elle ? J’ai toujours aimé voyager. Bien que ce soit difficile ces derniers jours, je me suis quand même permise une petite virée au nord du pays, plus précisément à Kirundo, pour découvrir des [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Être ivre quand on est une femme est perçu comme un crime, une abomination ! Mais est-ce une raison pour abuser d’elle ?</strong><span id="more-409"></span></p>
<p>J’ai toujours aimé voyager. Bien que ce soit difficile ces derniers jours, je me suis quand même permise une petite virée au nord du pays, plus précisément à Kirundo, pour découvrir des coins, des cultures, des paysages. Cette province me charme par ses beaux lacs, le succulent poulet de chez Jackson Ku kiraya, et pour couronner le tout, un bon lit pour dormir.</p>
<p>Ce jour-là, j&rsquo;atterris dans un joli hôtel plutôt calme, j’en conviens. Pourtant, le calme ne dura pas. À 22h, des bruits attirent mon attention. Mon premier réflexe est de regarder par la fenêtre, et ce que je vois me glaça le sang. Une femme du même âge que ma mère est couchée par terre, et un homme est en train de la frapper. Une autre femme est assise par terre et trois hommes sont là à assister au spectacle.</p>
<p>Curieuse, j’enfile un pull et descends directement dans la ruelle. À peine arrivée, je demande aux trois hommes qui assistaient comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait d’un match de boxe. Le premier me dit en souriant : « Umugore aboregwa nk’uko nibashake bamuhashe » (une femme ivre comme ça mérite qu’on la punisse). Une nuée de rage m’envahit. Déjà, l’homme qui est en train de la battre est lui aussi ivre, il n’arrive pas à tenir debout. Du coup, je leur demande pourquoi il est en train de la battre alors qu’il est lui-même ivre.</p>
<p>J’eus comme réponse : « <em>L’homme ivre, c’est le beau-frère de la femme ivre. Ils viennent de vendre leur bout de terre, l’homme est venu leur offrir des bières et voilà, la femme ivre ne veut pas rentrer</em>»</p>
<p><strong>Ngo hama abagore barahohoterwa.</strong></p>
<p>Un homme qui m’a vu sortir de l’hôtel comme une flèche m’a suivie et vient demander le récit. À peine entend-il que la femme est ivre, il dit :  » <em>Yaborewe ? ahubwo ni bazane inkoni imeze neza</em>« . (Elle est ivre ? Si c’est le cas, amène un vrai bâton).</p>
<p>Moi, petite, impuissante, j’essaie de défendre cette femme qui pourrait être ma mère, une mère, seule contre quatre hommes robustes. Je dis alors d’une voix naïve : » Ne la battez pas, même l’homme est ivre et personne ne le blâme ou ne le bat ! Aidons-les plutôt à rentrer ».</p>
<p>J’appelle un motard qui passe encore à 22h, mais malheureusement, la femme, trop ivre ne pouvait pas tenir sur la moto. Il fallait une voiture, mais comment trouver un taxi dans ce coin perdu !</p>
<p>L’homme de l’hôtel, celui qui m’a suivie, dit alors la phrase qui me fait écrire tout ça : « <em>Et dire que les femmes subissent des violences ! Elles ne subissent pas les violences, c’est elles-mêmes qui en sont les fautives ! Cette femme qui ne parvient même pas à tenir sur une moto dira-t-elle qu’elle a été abusée si elle se fait violer ? Regarde dans quel état elle est !</em>»</p>
<p>La colère monte en moi, j’ai envie de pleurer, mais je ne peux pas faiblir, je ne peux pas lui donner la satisfaction d’arborer ce sourire machiavélique. Je lui lance : « <em>Juste parce qu’elle est ivre, tu penses que les gens ont le droit de la violer ? Ce que tu fais déjà, c’est de la violence.</em> »</p>
<p>Un jeune homme «<em> city</em> » qui nous a observés vint demander où elle habite et la porte dans ses bras. Ce dernier me lance un « <em>on vient de me dire où elle habite, je vais la porter jusqu’à chez elle ! Ne t’inquiète pas, va te reposer, je vais m’assurer qu’elle arrive saine et sauve.</em> »</p>
<p>En montant les marches vers ma chambre, je priai tout en espérant que cet homme tienne parole, que la dame arrive saine et sauve.</p>
<p>Sinon, à l’autre homme (je ne sais même plus où il est passé) ou à ceux qui pensent comme lui, même ivre, elle reste humaine. Ce n’est pas que je cautionne l’ivresse, et d’ailleurs que ce soit pour un homme ou une femme, il faut boire de manière responsable ! Mais au-delà, personne n’a le droit d’abuser d’une autre à cause de son état ! Non !</p>
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