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	<description>Once a blogger, forever a blogger</description>
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		<title>On se dit quoi ? Que t’es la victime ? Non !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gateka]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Dec 2025 07:57:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[e-sanzure]]></category>
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					<description><![CDATA[Celle-ci est une partie d&#8217;une conversation très personnelle avec moi-même. Ces trois textes sont extraits d&#8217;un journal intime, né d&#8217;une introspection face au « corporate world ». Entre attentes déçues et solutions inattendues, ils résument trois années de mon expérience professionnelle. Ce journal n&#8217;était pas destiné à être lu, mais j&#8217;ai décidé de laisser ces mots « fuiter », [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Celle-ci est une partie d&rsquo;une conversation très personnelle avec moi-même. Ces trois textes sont extraits d&rsquo;un journal intime, né d&rsquo;une introspection face au « corporate world ». Entre attentes déçues et solutions inattendues, ils résument trois années de mon expérience professionnelle. Ce journal n&rsquo;était pas destiné à être lu, mais j&rsquo;ai décidé de laisser ces mots « fuiter », peut-être dans l&rsquo;espoir qu&rsquo;ils résonnent avec d&rsquo;autres. </em></strong><span id="more-495"></span></p>
<p>Il est si facile de se trouver mille et une excuses lorsque l&rsquo;on se retrouve dans une pareille situation. Et pour être honnête, je n&rsquo;ai pas fait exception à la règle.</p>
<p>Au début, j&rsquo;ai essayé de jouer le jeu. J&rsquo;ai adopté le sourire « robot » que tout le monde affichait (je le trouve toujours ridicule et bête ce sourire et il m’agace). Je n&rsquo;ai pas “saboté” les nouvelles recrues (oui, l&rsquo;entreprise recrute presque tous les mois) comme la plupart de mes collègues le faisaient, mais je les ai superbement ignorées, à part le sourire obligé, la marque déposée de la compagnie. Je jouais la carte du <em>« trop occupé »</em> pour ne pas aider les nouveaux venus&#8230; mais ça me fatiguait tellement. Chaque soir que je faisais une introspection, je trouvais que ce système n&rsquo;était pas juste envers les personnes qui arrivaient, mais je me trouvais une excuse : ce n&rsquo;est pas moi qui l&rsquo;ai instauré, je ne suis qu&rsquo;une victime comme les autres.</p>
<p>Et puis un jour, je me suis levé et j&rsquo;ai décidé de changer. Changer tout le système ? Non. Changer moi-même, oui. J’ai pris la décision d’être moi-même. Je ne voulais plus suivre comme un robot. Et si cela devait me coûter ce travail, j&rsquo;étais prête. J&rsquo;ai élaboré un calendrier incluant les tâches à faire, les attitudes à adopter, la façon de voir les choses, &#8230; pour me retrouver dans ce que je faisais, pour aider les nouvelles recrues, mais surtout pour être cohérente avec mon fort intérieur. J&rsquo;ai vite remplacé le sourire artificiel par mon vrai rire. J&rsquo;ai engagé des discussions assez profondes avec mes collègues, j&rsquo;ai posé les questions “qui dérangent” pendant les réunions et, apparemment, ce n&rsquo;était pas aussi difficile que je le pensais.</p>
<p><strong>“Kirazira kwidodomba&#8230;”</strong></p>
<p>Les fidèles chrétiens connaissent probablement ce message. C&rsquo;est le slogan anti-plainte, maintes fois répété par le prédicateur Chris Ndikumana. Pour ceux qui aiment les livres, vous connaissez peut-être la grande écrivaine afro-américaine Maya Angelou. Une de ses citations pourrait se traduire: « Ce que tu es censé faire quand tu n’aimes pas quelque chose, change-le. Si tu ne peux pas le changer, change la façon dont tu le perçois. Ne te plains pas. »</p>
<p>Ce que j’ai appris de mon expérience, c’est que ces principes, qu&rsquo;ils viennent de la chaire d&rsquo;un pasteur ou des pages d&rsquo;un livre, ne sont pas de simples maximes religieuses ou des slogans creux. Ce sont des pépites de sagesse, capables de transformer même une vie professionnelle infernale en un espace où l&rsquo;on navigue entre le bonheur et l&rsquo;ambition. La clé n&rsquo;est pas de forcer le changement chez autrui, mais de modifier sa propre façon de penser et, par conséquent, d&rsquo;agir.</p>
<p>Notre état d&rsquo;esprit joue un rôle prépondérant dans notre épanouissement quotidien. Il est de notre responsabilité de choisir ce qui nous nourrit. Il est si facile, aujourd&rsquo;hui, de sombrer dans l&rsquo;“ auto-victimisation”, de se dire qu&rsquo;on est impuissant face aux circonstances. Il est tentant de céder ses ambitions et de suivre le courant sous prétexte que « l’on ne peut rien » faire. On entend de nombreux jeunes plaisanter, affirmant suivre « le rythme du pays », que tout est perdu, se disant victimes des systèmes scolaires, professionnels, voire du régime entier. Mais ont-ils vraiment raison ?</p>
<p>La question fondamentale que nous devrions nous poser est “ Suis-je fier(ère) de la place de victime que je me suis faite dans toute cette histoire ?”</p>
<p>La réponse que vous vous donnerez ne sera pas un verdict, mais une porte. Une nouvelle entrée vers la sortie ou, du moins, vers la paix, là où vous vous trouvez en cet instant précis.</p>
<p>On se dit à plus pour la fin<img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f60a.png" alt="😊" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>
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		<title>On se dit quoi? Que l’endroit professionnel est sain? Non, merci !</title>
		<link>https://e-menye.com/2025/10/20/on-se-dit-quoi-que-lendroit-professionnel-est-sain-non-merci/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Gateka]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Oct 2025 09:31:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[e-sanzure]]></category>
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					<description><![CDATA[Celle-ci est une partie d&#8217;une conversation très personnelle avec moi-même. Ces textes sont extraits d&#8217;un journal intime, né d&#8217;une introspection face au « corporate world ». Entre attentes déçues et solutions inattendues, ils résument trois années de mon expérience professionnelle. Ce journal n&#8217;était pas destiné à être lu, mais j&#8217;ai décidé de laisser ces mots « fuiter », peut-être [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Celle-ci est une partie d&rsquo;une conversation très personnelle avec moi-même. Ces textes sont extraits d&rsquo;un journal intime, né d&rsquo;une introspection face au « corporate world ». Entre attentes déçues et solutions inattendues, ils résument trois années de mon expérience professionnelle. Ce journal n&rsquo;était pas destiné à être lu, mais j&rsquo;ai décidé de laisser ces mots « fuiter », peut-être dans l&rsquo;espoir qu&rsquo;ils résonnent avec d&rsquo;autres. </em></strong><span id="more-489"></span></p>
<p>Cela fait plus de trois ans que j&rsquo;ai quitté le cocon familial, bon, « cocon » est sans doute abusé, celui-ci je l’ai quitté quand j’étais encore innocente. Mais cette récente expérience m&rsquo;a prouvé qu&rsquo;il me restait encore quelques bribes d’innocence. Bref, j&rsquo;ai quitté ma famille pour la quête d&rsquo;une vie meilleure ailleurs. Ce n&rsquo;est pas le sujet principal aujourd&rsquo;hui, mais c&rsquo;était juste pour vous donner un peu le contexte.</p>
<p>Septembre 2022. Je plie mes bagages et dis adieu à ma famille. Contrairement à beaucoup de mes pairs qui partaient nager dans l&rsquo;inconnu, j&rsquo;avais une chance immense : un contrat en poche. Ce poste dans une firme internationale était mon ancre et mon espoir. Certes, je n’aurais pas beaucoup de flic comme certains de mes amis le pensent, mais au moins j’aurais l’occasion inestimable de grandir dans un milieu multiculturel. J&rsquo;étais certaine de rencontrer des profils brillants, et j&rsquo;anticipais d&rsquo;y trouver, aussi, de belles personnes.</p>
<p>“<em>De toutes les façons, c’est une grande compagnie. Il n’y a pas de places pour les ragots et autres bassesses du genre. On va travailler, on va collaborer et on va se hisser les uns les autres ”,</em> mon cœur, encore rempli d’illusions, me soufflait alors.</p>
<p>Me voici avec mes valises dans cette mégalopole, parmi ces gratte-ciels et ces grands bureaux dignes de la série <em>Suits</em>. Ici, tout le monde court comme s&rsquo;il était en retard. Le petit sourire est toujours au coin des lèvres, automatique, discret, artificiel. Il suffit de croiser un regard pour qu&rsquo;il surgisse. Au bureau, même ambiance : chacun semble affairé, les discussions sont superficielles, les sourires polis, les assistances&#8230; diplomatiques. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs ainsi que j’en suis venue à détester cette expression “<em>N’hésitez pas à me faire signe si vous avez besoin d’une quelconque aide”.</em></p>
<p><strong>À bas les “high expectations”</strong></p>
<p>Vous souvenez-vous de ce que mon cœur me murmurait au début ? Une sorte de mentalité utopique du genre : <em>« Bienvenue dans la cour des grands. Ici, on se tient la main, loin des bassesses des organisations sans valeurs où, en plus de te battre pour mériter ta place, tu dois lécher le c*l du boss pour la maintenir”. </em> Désolée, ma belle. Ici, c&rsquo;est pire. Non seulement tu vas devoir cirer les bottes du boss, mais aussi celles de tes collègues plus anciens. Ce sont eux qui risquent de te saboter ou de te faire chanter si tu n’y prends pas garde.</p>
<p>Certes, les outils en ligne pour signaler le harcèlement sont légion. Les politiques internes nous encouragent à briser le silence. Mais le virus est déjà là. Personne ne se soucie vraiment de ton développement ; tout le monde est trop occupé, par le boulot ou par autre chose. Tu apprends à te débrouiller seule, à te faire une place dans une salle déjà pleine. Et si tu ne fais pas attention, tu te retrouves à ramper devant ceux que tu as trouvés sur place, sans que cela te garantisse le moindre succès.</p>
<p><strong>Mais comment suis-je restée?</strong></p>
<p><strong><em>Une prise de conscience et puis</em></strong><strong><em>…. </em></strong><strong><em>Des valeurs. Des principes. Des limites.</em></strong></p>
<p>J&rsquo;étais seule dans un pays étranger, sans famille ni amie proche. Et l’entreprise dans laquelle j’avais les illusions d’appartenir m’envoyer des Red flags. Puis-je changer quelque chose ? Non, je n’étais qu’une minuscule partie de cet « univers » qui est cette multinationale établie depuis le 18 e siècle. Eurekaaa! Le simple fait qu&rsquo;ils aient pris le temps de me recruter, de me faire venir d&rsquo;un pays lointain, signifiait une chose : ils avaient besoin de moi. De mon expertise, si minime soit-elle.</p>
<p><strong>À très bientôt dans le deuxième épisode </strong><strong><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f60a.png" alt="😊" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></strong></p>
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		<title>J’ai le seum des standards, mais toi, tu les as explosés !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fleurissa]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Sep 2025 09:51:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[Il y a ces âmes, ces jeunes gens que l&#8217;on croise sur notre chemin et qui bouleversent tout et qui nous forcent à nous interroger sur nous-mêmes. Emma est de ceux-là : une voix particulière, un courage rare, une liberté qui inspire. C&#8217;est fou de voir comment certaines filles grandissent avec des complexes parce qu&#8217;elles [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Il y a ces âmes, ces jeunes gens que l&rsquo;on croise sur notre chemin et qui bouleversent tout</em></strong><strong><em> et</em></strong><strong><em> qui nous forcent à nous interroger sur nous-mêmes. Emma est de ceux-là : une voix particulière, un courage rare, une liberté qui inspire.</em></strong><span id="more-485"></span></p>
<p>C&rsquo;est fou de voir comment certaines filles grandissent avec des complexes parce qu&rsquo;elles ne parlent pas comme les autres, ne ressemblent pas aux autres, et que la société, cruelle comme elle l’est, ne cesse de le leur rappeler. Heureusement, ce n&rsquo;est pas le cas d&rsquo;Emma. Dans la vingtaine, Emma est une jeune femme pleine d’assurance, une femme hors du commun dont la voix ne passe pas inaperçue ! Elle aime dire “Ego mfise urujwi rw’abagabo, mais moi, j’aime cette voix telle quelle”.</p>
<p>On lui répète sans cesse qu’elle a une voix d’homme (mais pourquoi d&rsquo;ailleurs cette appellation absurde ?), une voix qui s’impose, une voix qui résonne ! Si jeune encore, elle parlait et les gens demandaient : « Mais c’est un homme qui parle ? » Ils ne comprenaient pas comment un si petit corps de fille pouvait abriter une voix si puissante.</p>
<p>Mais pour moi, c&rsquo;est évident : si son esprit peut contenir autant d&rsquo;idées, de belles idées, pourquoi sa voix ne serait-elle pas aussi imposante ? Cette jeune fille me rappelle l&rsquo;audace que je n&rsquo;ai jamais eue, le courage de poser les vraies questions, celles que j&rsquo;hésite à formuler parce que je les crois trop lourdes d&rsquo;enjeux. Elle, elle les lance sans crainte, sans masque, pas pour impressionner, mais juste pour comprendre, pour demander des comptes. Dans cette liberté, elle m&rsquo;a offert le plus précieux des cadeaux : celui de me remettre en question.</p>
<p><strong>Ce n’est pas sorcier&#8230;</strong></p>
<p>Je n’ai aucun doute là-dessus : elle a dû mener des batailles silencieuses, essuyer des traumas, des propos maladroits de la part de son entourage, apprendre à s’accepter en embrassant le feu qu’elle portait en elle. C’est pour cela que je l’admire tant. Chaque prise de parole qu’elle ose aujourd’hui est une célébration de ses luttes, une victoire sur tout ce qu’on a tenté de briser en elle. Elle ne s’est pas laissée faire. Sa voix est trop puissante pour être étouffée, ses idées trop vives pour être éteintes.</p>
<p>Je l’admire non seulement pour sa voix, mais aussi pour le chemin qu’elle a tracé et le combat qui lui a appris à ne pas chercher à plaire. Depuis l’enfance, elle ne plaisait pas à une société qui voulait l’enfermer. Aujourd&rsquo;hui, je la vois libre : libre d&rsquo;exprimer ses mots et ses maux, libre de réaliser ses rêves ; libre de bousculer ; et elle n&rsquo;a pas peur de déranger, car elle a toujours dérangé, et c&rsquo;est dans ce dérangement qu&rsquo;elle s&rsquo;affirme.</p>
<p><strong>Ma chère, tu as mon admiration</strong></p>
<p>Si tu me lis, ma chère, sache que je t’admire pour ta résilience. J’admire le résultat, même si je n’ai aucune idée de l’ampleur du combat que tu as dû livrer pour en arriver là. J’ai le seum contre cette société qui ne cesse d’imposer des standards absurdes. Une fille doit parler comme ceci, avoir une taille comme cela, manger comme ceci, surtout ne pas parler comme cela sans jamais réfléchir aux traumatismes qu’elle laisse derrière elle, aux rêves qu’elle piétine. Mais je suis fière de toi, fière que tu ne t&rsquo;es pas laissée écraser, et tu resteras toujours un modèle pour moi. Ta voix, que certains appelaient « d&rsquo;homme » mais que je trouve merveilleuse, restera toujours le symbole de ta différence et de ta force, la preuve que tu t&rsquo;es battue sans jamais fléchir.</p>
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			</item>
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		<title>Ils ont brisé mes rêves : violée par mon père, trahie par mes pairs… (Episode 1)</title>
		<link>https://e-menye.com/2025/07/02/ils-ont-brise-mes-reves-violee-par-mon-pere-trahie-par-mes-pairs-episode-1/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Billy Muhoza]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Jul 2025 15:33:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans ma société, un simple uniforme  peut suffire à briser le rêve d’un enfant. Bienvenue chez moi. Ici, les ambitions d’une fille pèsent moins lourd qu’une plume d’oiseau et le calvaire des victimes ne fait que commencer. Je vous raconte. Je suis née le jour où ma mère est décédée. Ma venue au monde a [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Dans ma société, un simple uniforme  peut suffire à briser le rêve d’un enfant. Bienvenue chez moi. Ici, les ambitions d’une fille pèsent moins lourd qu’une plume d’oiseau et le calvaire des victimes ne fait que commencer. Je vous raconte.</em></strong><span id="more-478"></span></p>
<p>Je suis née le jour où ma mère est décédée. Ma venue au monde a coûté une vie. C’est choquant, non ? On dit souvent que la vie commence par des pleurs, mais ce jour-là, ce ne sont pas les miens qu’on a entendus. Ce sont ceux des autres. Pas de joie, mais des larmes de chagrin, parce qu’elle était partie, parce qu’elle ne serait plus là pour m’aimer, me porter, me bercer.</p>
<p>Je n’ai jamais connu la chaleur de ses bras ni goûté à la douceur de sa voix. Je n&rsquo;ai eu droit qu&rsquo;à des blagues qu&rsquo;on me racontait à demi-mot, des photos abîmées, des souvenirs qui ne m&rsquo;appartiennent même pas. J’ai grandi dans les bras d’une autre femme, ma tante, qui a fait ce qu’elle a pu. Elle m’a donné ce qu’elle avait : un toit, à manger, et j&rsquo;en passe. Et moi, je l’aimais comme ma maman, après, c’est la seule ce que j’avais.</p>
<p><strong>Un morceau de tissu a décidé de ma vie</strong></p>
<p>J’étais une petite fille calme, discrète et pleine d’espoir. L’école était mon seul refuge. Là-bas, j’existais enfin. Là-bas, j’avais l’impression d’être comme les autres, de pouvoir rêver, d’espérer un avenir plus beau que celui que la pauvreté dessinait pour moi. Moi aussi, je voulais devenir quelqu’un : une docteure. Oui, moi, cette petite fille qui n’avait presque rien, je voulais sauver des vies et redonner la chance aux enfants de vivre ce que le monde m’avait privé.</p>
<p>Mais tout s&rsquo;est écroulé à 14 ans. Comme ça, d&rsquo;un coup. C’était la rentrée scolaire et je devais entrer en huitième année. J’espérais apprendre, encore et encore. Mais ce rêve s’est brisé comme du verre jeté au sol. Pourquoi ? À cause de l’uniforme. Un simple uniforme.</p>
<p>Je n’avais pas pu me procurer d’uniforme. Et comme c&rsquo;était une condition requise, on m’a chassé. Pas d’uniforme, pas d’école. Voilà. C’est tout. Juste ça. Un simple morceau de tissu qui décidait de mon avenir. Personne ne m&rsquo;a tendu la main. On m&rsquo;a juste dit : <em>« Guma ngaho, n&rsquo;abatize barabaho. »</em> Comme si ma douleur n&rsquo;avait pas d&rsquo;importance. Comme si mes rêves n&rsquo;avaient pas de poids. Comme si, parce que je suis pauvre, je ne méritais pas mieux. J’ai pleuré. Oh oui, j’ai pleuré.</p>
<p>Toute la journée, je suis restée assise devant la maison, pendant que les autres allaient en classe. J&rsquo;avais envie de demander pourquoi la vie était si injuste. Pourquoi les autres pouvaient aller à l&rsquo;école et pas moi ? Pourquoi mes rêves s&rsquo;arrêtaient ils à cause d&rsquo;un uniforme ? J’entendais leurs rires au loin et leurs pas pressés vers la cour de l’école. Moi, j’étais là, seule, avec mes larmes. La chanson Kazoza Keza d’Ismaël Gaposho passait à la radio. Il disait <em>: « Kazoza keza ntikari mwi barabra, kazoza keza ntikari mu kuyerera, kazoza keza kari mw’iyo kaye nyene… »</em> c’était claire pour moi, il n’y avait pas de kazoza keza !  Mon avenir s’était effondré, juste à cause d’un uniforme. Ce jour-là, j&rsquo;ai compris : quand on est pauvre, on n&rsquo;a pas le droit de rêver.</p>
<p>Et apparemment, mon parcours semblait destiné à tourner au désastre, ce n’était que le début… (à suivre)</p>
<p>&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Happy birthday to me? Non merci!</title>
		<link>https://e-menye.com/2025/05/09/happy-birthday-to-me-non-merci/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Fleurissa]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 May 2025 16:39:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[e-sanzure]]></category>
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					<description><![CDATA[J’ai eu 30 ans, et alors ? Chaque année, on souffle des bougies. On rit, on est gâté par les messages, on savoure le gâteau. C’est censé être joyeux, non ? Cette année, j’ai eu 30 ans. Et, bizarrement, au lieu de me sentir célébrée, j’ai eu envie de me cacher sous une couverture. Ce [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>J’ai eu 30 ans, et alors ?</strong></p>
<p><strong>Chaque année, on souffle des bougies. On rit, on est gâté par les messages, on savoure le gâteau. C’est censé être joyeux, non ? Cette année, j’ai eu 30 ans. Et, bizarrement, au lieu de me sentir célébrée, j’ai eu envie de me cacher sous une couverture. Ce n’est pas que je suis triste. C’est juste que je n’ai pas encore trouvé comment faire la paix avec ce drôle de chiffre. Hello le déni !</strong><span id="more-473"></span></p>
<p>Et voilà. L’un des jours que je redoute le plus est arrivé. Mon trentième anniversaire. Pas à cause du gâteau ou des bougies, en tout cas. Mais c&rsquo;est tout ce qui y est associé qui me dérange. Mes amis chantent « joyeux anniversaire » comme si de rien n’était. Eux, ils sont joyeux et décontractés. Mais qu&rsquo;en est-il de moi ? J’ai cette sensation bizarre au creux du ventre. De la peur ? De la fatigue ? Je ne sais pas vraiment. Juste un poids.</p>
<p>Je me demande pourquoi une chanson censée célébrer la vie me fait l’effet d’un rappel à l’ordre. Quand j’étais petite, je comptais les jours avant mon anniversaire. Je voulais grandir. Être adulte. Je voulais porter des chaussures à talons (je sais, c’était bête) et avoir une carte bancaire. Et là, maintenant que j’y suis, je voudrais pouvoir revenir en arrière. Remonter les années comme on remonte une couverture sur soi.</p>
<p><strong>Bienvenu au troisième étage</strong><strong>!</strong></p>
<p>Trente ans, c&rsquo;est un âge bizarre ! On est trop vieille pour profiter des opportunités et pas encore assez jeune pour les « cadres expérimentés ». Tu veux postuler ? Ah non, c’est réservé aux moins de 25 ans. Tu veux donner ton avis ? Désolée, laisse les vrais adultes prendre la parole. 30 ans, c’est le chiffre suspendu. Pas étonnant que ce soit aussi le nombre de pièces pour lesquelles Judas a trahi Jésus. Symbolique, non ?</p>
<p><strong>Happy birthday to you…</strong></p>
<p>« Allez, souffle les bougies ! » me lancent mes amis! je les regarde, hésitante. Faut-il vraiment faire un vœu ? Ou est-ce juste une tradition comme une autre ? Mes amis ont insisté pour organiser cela. Moi, je n’ai jamais vraiment aimé les fêtes d’anniversaire. Si chaque matin je célèbre le cadeau de la vie, qu&rsquo;est-ce qui est différent aujourd&rsquo;hui ?</p>
<p>Mon téléphone vibre sans arrêt. Des messages de gens que je n’ai pas vus depuis le secondaire ! « J’adore ton énergie, ne change pas ! » Mais si ça se trouve, j’ai déjà changé. Ou alors, j’ai juste vieilli. Et voilà, je me perds dans mes pensées.</p>
<p><strong>Happy birthday to youu…</strong></p>
<p>Parlons un peu de vœux (même si je n’y crois pas trop). Mon vœu le plus sincère est qu&rsquo;on arrête de me faire sentir que 30 ans, c’est la fin de quelque chose. « Qui voudra encore de toi, à 30 ans, célibataire ?» m’a dit ma mère. « Et les études ? Un master ? Tes amis en sont là, et toi ? » « Tu sais que plus tu attends pour avoir des enfants, plus ce sera compliqué ? Et si tu en as, tu risques de ne pas les voir grandir… » . Et puis hier, une amie m’a envoyé une vidéo du prince Charles Ndizeye. Il avait 19 ans quand il gouvernait. Elle avait écrit : « À 19 ans, lui dirigeait un royaume… et toi, uraho urasamye. »</p>
<p>Maintenant que j’y pense, ça me fait sourire parce qu’au fond, ce genre de phrase, je me la dis souvent, sans oser.</p>
<p>Je prends une profonde inspiration. La chanson s’interrompt encore une fois. Cette fois, je me regarde. J’ai 30 ans. Et je laisse toujours les voix des autres guider mes choix. J’ai 30 ans et j&rsquo;ai encore du mal à dire « non ». J’ai 30 ans et j’ai toujours ce sentiment d’être à la traîne. Sans diplôme de master, sans emploi stable, sans amoureux, sans appartement…. J&rsquo;ai 30 ans , et le sentiment d&rsquo;être au bord du vide.</p>
<p><strong>To youuuuu…</strong></p>
<p>Et puis, je lève les yeux. J’ai trouvé mon vœu. Je veux apprendre à croire un peu plus en moi, en mes 30 ans, en mon chemin, à mon propre rythme. Comprendre que ce chiffre que je fuyais peut-être marquer le début de quelque chose.</p>
<p>Alors, je souffle. Pas parce que j’y crois. Mais parce qu’au fond, peut-être que oui. Peut-être que 30 ans n&rsquo;est pas la fin.</p>
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		<title>La beauté, mon combat. Voilà ce que j’aurais aimé savoir à mes 15 ans…</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fleurissa]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Apr 2025 11:52:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[À mes 15 ans, je ne devais ni me haïr, ni haïr mon corps. La beauté n&#8217;est qu&#8217;un accessoire. Mais j&#8217;ai mis du temps à comprendre cela. Surement que je ne suis pas encore à l&#8217;âge de kwidodomba, mais mon histoire pourrait peut-être sauver une adolescente. Take a seat and read.  Depuis mon enfance, ma [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>À mes 15 ans, je ne devais ni me haïr, ni haïr mon corps. La beauté n&rsquo;est qu&rsquo;un accessoire. Mais j&rsquo;ai mis du temps à comprendre cela. Surement que je ne suis pas encore à l&rsquo;âge de kwidodomba, mais mon histoire pourrait peut-être sauver une adolescente. Take a seat and read.  </em></strong><span id="more-469"></span></p>
<p>Depuis mon enfance, ma mère a fait de ma beauté son combat. Je la comprends : selon elle, la beauté l’a sauvée à un certain moment. Orpheline et chassée de chez elle, elle avait plus que besoin de trouver stabilité, famille et attention.</p>
<p>Et selon elle, la beauté comptait énormément. Mon père, plutôt intelligent et exigeant en termes de goût, ne faisait pas exception. C’est pourquoi ma mère me répétait sans cesse que la beauté l’avait sauvée. Elle me disait souvent : « Parmi mes concurrentes, j’étais quand même la plus belle. » (Ça tire à balles réelles dans ma famille !)</p>
<p>Bref, assez parlé d&rsquo;elle. Ma mère n&rsquo;a eu qu&rsquo;une fille : moi. Elle faisait tout pour investir dans ma beauté. C’était un choc total quand, à l’âge de 8 ans, quand elle entendait: « Elle ressemble plus à un garçon. » Oui, j’étais un garçon manqué, et ça dégoûtait ma mère Elle qui rêvait d&rsquo;entendre des compliments du genre « Oh, qu&rsquo;elle est mignonne, ta fille ! »</p>
<p>Une routine s&rsquo;est alors installée : avant d&rsquo;aller se coucher, il fallait faire ceci et cela pour que la peau reste toujours lisse. À 12 ans, elle commençait à anticiper l’adolescence : « Tu ne peux pas te permettre d’avoir une poitrine énorme, faut faire attention. Et  puis des ondes de contradiction qui prêtaient confusion à la jeune fille que j’étais : « Tu as de belles formes et si tu ne t’habilles pas correctement, tu vas donner une mauvaise impression. » À 16 ans, c’était plus : « Mange ça, ça t’aiderait à maintenir ta taille, <em>et en dormant, ne te mets pas dans telle position,si non tu risques d’avoir une grosse ventre”</em>.</p>
<p><strong>Et soudain, oups&#8230;</strong></p>
<p>J’ai alors grandi en me disant qu’une fille devait être belle, mais pas trop, histoire de ne pas séduire les hommes au mauvais moment. En 2017, j&rsquo;ai eu une allergie sévère, des boutons partout. Ma mère était inquiète. Il n’y a pas de remède que je n’aie pas essayé : du citron avant d’aller dormir, des lotions, des crèmes, du beurre, des herbes que je ne connais même pas. Ma mère avait fait de ma beauté son combat.</p>
<p>Et à force de l’entendre, j’avais fini par complexer. Je ne voulais plus sortir de chez moi. Quand je parlais devant les gens, j’avais l’impression qu’ils regardaient mes taches de mélasma. Et pire, un garçon avec qui je sortais me faisait des remarques du genre : « Tu avais la peau lisse avant, qu’est-ce qui s’est passé ? Tu étais tellement belle. » Il ne se rendait pas compte à quel point ses paroles me complexaient. Quand on a rompu et qu’il commencé à poster des photos de ses amies « belles », je me suis dit : « Ça y est, ma mère avait raison, personne ne voudra de moi comme ça. » (Hello, les overthinkers).</p>
<p>J’ai traversé une mauvaise passe, je ne parvenais pas à parler devant les gens, je détestais mon corps, j’étais convaincue que l’intelligence ne valait rien si l&rsquo;on n’était pas belle. Qu’est ce que j’étais conne !</p>
<p>Puis, j’ai compris que la beauté se trouve dans les yeux de celui qui regarde. Pour ma part, je trouve toutes les femmes intelligentes et belles. Mais celles que j’admire le plus sont celles qui osent, se lèvent et prennent la parole lors de conférences ou d&rsquo;assemblées pour plaider en faveur d&rsquo;une cause. La peau lisse, un visage rond, tout cela n&rsquo;était pas la beauté que je rêvais d&rsquo;atteindre ! Tout le monde rêve peut-être d&rsquo;être belle, mais de quelle beauté parle-t-on ?</p>
<p>La beauté peut être un atout (surtout aujourd’hui) mais il n’y a pas que la beauté comme atout, y a aussi d&rsquo;autres qualités. Aujourd’hui, j’ai encore des taches noires, mais je sais que mon avenir ne dépendra pas de ma peau. Non, j’ai aussi d’autres atouts, et j’aurais bien aimé le savoir plus tôt. Ça m’aurait évité de perdre du temps, de me haïr, de perdre mon estime de soi et même de l’argent qu’on aurait pu investir dans mon dossier Canada, par exemple. Peut-être que je ne serais pas ici en train de kwiyereka, lol…</p>
<p>À la prochaine.</p>
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		<title>Hello les filles ! Le troc est de retour en mode sex-emploi !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gateka]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Apr 2025 16:12:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[e-bibazo]]></category>
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					<description><![CDATA[Cela fait des jours que j’y réfléchis. Parfois, je me sens coupable, parfois je m&#8217;interroge sur la spirale infernale dans laquelle ce monde est en train de s&#8217;empêtrer. Mais maintenant qu&#8217;on y est, je veux savoir si c’est moi qui ai la malchance de croiser les mauvaises personnes. Tiens, je vous livre ma confidence. Je [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Cela fait des jours que j’y réfléchis. Parfois, je me sens coupable, parfois je m&rsquo;interroge sur la spirale infernale dans laquelle ce monde est en train de s&#8217;empêtrer. Mais maintenant qu&rsquo;on y est, je veux savoir si c’est moi qui ai la malchance de croiser les mauvaises personnes. Tiens, je vous livre ma confidence.</strong><span id="more-465"></span></p>
<p>Je suis une jeune femme de taille moyenne, pas si élancée ni trop petite et, en termes de poids, tout de même ! Comme quoi l’univers avait décidé de me donner la moyenne !! Bon, ceci n’est pas notre sujet du jour… mais bon.</p>
<p>J’ai obtenu mon bac en 2023. Toute fraîche et pleine d’énergie, j’espérais trouver un emploi pour mettre en pratique mes acquis. Je sais que le marché du travail est saturé, surtout pour nous qui n’avons pas d’oncles ministres. Mais au pire, je m’attendais à décrocher un stage ou un volontariat.</p>
<p><strong>Une lueur d’espoir…</strong></p>
<p>Cela fait plus d&rsquo;une année que je cherche une occupation, et il m’est encore arrivé une expérience que je ne suis pas prête d’oublier. Malheureusement, une parmi tant d&rsquo;autres.</p>
<p>Mardi, à 15 h 32, je reçois un appel d’un numéro inconnu. Après hésitation, je décroche. Une voix d’homme me répond de l’autre bout du fil. Après les salutations d’usage, il me donne rendez-vous pour un entretien d’embauche dans une agence de voyages à la recherche d’un agent marketing. Ce qui me surprend, c’est que je n’ai pas déposé de candidature dans une agence de voyages. D’ailleurs, cela fait des jours que je n’ai rien envoyé , j’en avais marre de perdre mes diplômes pour ne jamais recevoir de retour favorable. J’obtempère à ses ordres. Je poserai peut-être la question de qui m’a recommandée pour le poste une fois en face-à-face.</p>
<p>Il est 9 heures et je suis à l’adresse convenue. Le bâtiment ne dégage aucune impression de bureau d’une agence réputée, comme il me l&rsquo;avait vanté quelques heures auparavant. Aucune référence à une agence de voyages. Mais comment ces gens comptent ils faire connaître une agence aussi discrète que le foyer d’un opposant politique à la retraite ? Je demande à l’agent de sécurité si je ne me suis pas trompée d’adresse. Il me confirme que non et me fait signe de m’asseoir à l’intérieur : « <em>Le chef n’est pas encore là</em>. »</p>
<p>À 9 h 20, une voiture klaxonne et l’agent de sécurité court ouvrir. Un quinquagénaire en descend. Il me salue, s’excuse et me fait signe d’entrer dans une petite pièce qui lui sert de bureau.</p>
<p><strong>Vous avez dit interview ?</strong></p>
<p>Après les salutations et une brève présentation, l’homme anticipe ma question : « <em>J’ai reçu votre contact par recommandation d’une de vos amies. Elle m’a rassuré que vous étiez une fille smart et intelligente. J’espère que nous allons bien collaborer.</em> »</p>
<p>« <em>J’ai pensé que vous n’aviez pas besoin de faire des tests écrits et tout le tralala. Après tout, une fille aussi belle et civilisée, ça rassure pour le succès dans le monde du marketing…</em> »</p>
<p>Je l&rsquo;écoute avec intérêt, afin de comprendre ce que j’aurai à faire. Je suis déterminée à bien faire ce travail tombé du ciel après tant de mois de galère. Jusqu’ici, son « <em>discours élogieux</em> » passe, sauf que la suite me sort de mon petit paradis.</p>
<p>« <em>Alors, comme je vois que tu es civilisée, tu sais ce qu’il te reste à faire. Tu peux me donner un rendez-vous qui te convient, je suis en mesure de payer n’importe quel hôtel de cette ville, et ce sera le début de ton travail… et de notre aventure.</em> »</p>
<p>Je le regarde, toute stupéfaite. Je sens les larmes couler sur mes joues. Sans toutefois savoir où je puise ce courage, je me retrouve à lui rappeler qu’il est de la génération de mon père, qu’il n’a aucune valeur humaine, qu’il a des enfants, et qu’un jour, ils subiront le même sort. Toute honteuse, je sors de cette maudite salle avec mes espoirs brisés.</p>
<p>Malheureusement, ce n&rsquo;est ni la première, ni la deuxième fois…</p>
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		<title>Mon seul péché, c&#8217;est d&#8217;avoir dit oui à mon âme sœur.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Akanyotakabahizi]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Mar 2025 11:15:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[e-sanzure]]></category>
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					<description><![CDATA[Les discriminations professionnelles dont sont victimes les femmes reposent souvent sur des stéréotypes sociaux. L’une des plus courantes est liée à leur statut matrimonial. Dans de nombreux secteurs, le fait d&#8217;être mariée ou d&#8217;avoir une famille suffit à remettre en question les compétences d’une femme, car certains estiment qu’elle sera moins disponible ou moins investie. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les discriminations professionnelles dont sont victimes les femmes reposent souvent sur des stéréotypes sociaux. L’une des plus courantes est liée à leur statut matrimonial. Dans de nombreux secteurs, le fait d&rsquo;être mariée ou d&rsquo;avoir une famille suffit à remettre en question les compétences d’une femme, car certains estiment qu’elle sera moins disponible ou moins investie.</strong><span id="more-461"></span></p>
<p><strong>À mes chers enfants,</strong></p>
<p>Aujourd’hui, je ne vous écris pas pour vous léguer un coffre rempli de lingots d’or. Désolée, je n’en ai pas, et croyez moi, ça m’arrange autant que vous. Ce que je vous laisse est bien plus précieux qu’un simple héritage matériel : une leçon de vie, une histoire qui, je l’espère, vous servira davantage qu’une quelconque richesse. Mon histoire.</p>
<p>J’ai appris à mes dépens qu’un simple changement d’état civil pouvait suffire à faire basculer une carrière. Je le savais, bien sûr, en théorie. Mais le savoir et le vivre en pleine face, c’est très différent. Et moi, je l’ai vécu en plein fouet, dans l’arène.</p>
<p><strong>Mon histoire…</strong></p>
<p>Tout a commencé le jour même de mon mariage, quand l’invitation a atterri dans notre groupe WhatsApp de travail. Mon patron m’a dit : « Je suis très déçu ! »  Et pas qu’une fois, il me l’a répété trois fois. Naturellement, quand on se marie, les collègues vous félicitent, non ? Je ne comprenais pas pourquoi le plus beau jour de ma vie (comme on aime le dire) se retournait contre moi sous la forme d’une déception de la part de mon patron. Selon lui, mon mariage était une erreur.</p>
<p>Depuis ce jour, nos interactions ont changé. Avant, j’étais <em>« la jeune »</em> à qui l’on demandait des idées innovantes, et tout à coup, tout cela a disparu. Les petits commentaires déplacés sur mon mariage : <em>« Maintenant, </em><em>afise umu bebe akuze </em><em>à s’occuper</em><em> »</em> …, blablabla…tout ça, j’encaissais. Je voulais bien faire mon travail, travailler deux fois plus dur pour leur montrer mon potentiel.</p>
<p>Puis, mon contrat a pris fin. J’ai été convoquée pour un entretien en vue du renouvellement de mon contrat. Un entretien est censé être un échange, une évaluation de mes performances et de mes perspectives. Mais à peine installée, avant même que la moindre question ne soit posée, mon patron me regarde droit dans les yeux et lâche : <em>« Je suis désolé de te dire ça en face. Tu es compétente, intelligente, tu apprends vite, tu as donné le meilleur de toi-même… Mais malheureusement, l’année prochaine, nous ne serons plus avec toi. »</em></p>
<p><strong>Pardon ?mais…</strong></p>
<p>L’entretien n’avait même pas commencé qu’il m’annonçait déjà que je n’étais pas retenue. Selon lui, c&rsquo;était un environnement de jeunes, <em>libres et autonomes</em>. (Ouais, parce que selon certains, être mariée signifie renoncer à sa jeunesse et son autonomie, surtout quand tu es une femme.) C’était comme un cauchemar où je me battais pour mon avenir, et où, au lieu de récompenser mes efforts, on me jetait comme une vieille chaussure. La colère m’a envahie. Mais j’ai réussi à garder le contrôle. J’ai dû garder le sourire, parce que c’est ce qu’on attend des femmes, non ? Qu’elles encaissent, qu’elles sourient, qu’elles soient « fortes ». Mais à l’intérieur, je bouillonnais. Je ne comprenais pas. Comment pouvais-je être rejetée simplement pour avoir pris un engagement personnel ? Je n’étais pas incompétente, mais mon état civil posait problème. Mon mariage, ou simplement ce qu’il représentait aux yeux de certaines personnes, avait suffi à me faire passer à côté de cette opportunité. C’était de la discrimination pure et simple, et je me suis sentie trahie et humiliée, comme si mes efforts ne comptaient pour rien à cause d’une bague à mon doigt.</p>
<p>J’ai appris ce jour-là que, dans certains milieux, être une femme compétente ne suffisait pas. Il faut être une femme sans attache. Une femme qui n’a pas d’autres priorités. Parce qu&rsquo;un homme marié est perçu comme stable et fiable. Mais une femme mariée ? On la perçoit plutôt comme un poids.</p>
<p><strong>Faites mieux que vos aînées…</strong></p>
<p>Mes chers enfants, je vous dis cela parce que vous serez peut-être un jour en position de recruter. Ne commettez jamais cette erreur. J’ai été licenciée, non pas parce que j’étais incompétente, ni parce que je n’avais pas donné le meilleur de moi-même, mais simplement parce que mon mariage était perçu comme un problème. Peut-être s’imaginait-il déjà que je serais moins impliquée. Peut-être qu&rsquo;il redoutait des congés maternité qui viendraient perturber son organisation. Peut-être même qu&rsquo;il croyait bien faire, qu&rsquo;il se disait qu&rsquo;il me protégeait en me laissant le temps de m&rsquo;occuper de mon foyer.</p>
<p>De grâce, ne commettez pas cette erreur. Faites mieux que vos aînés. Ce que mon patron n’a pas compris, c’est qu’une femme peut être mariée, assumer ses responsabilités familiales et accomplir son travail avec excellence. L’un n’empêche pas l’autre. Alors, si un jour vous avez le pouvoir de décider pour les autres, ne soyez pas de ceux qui prônent l’égalité le matin et prennent des décisions sexistes l’après-midi.</p>
<p>Ayez le courage de faire ce que mon patron n’a pas fait : <em>juger une femme pour son travail, et non pour son état civil !</em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>32 ans, single mum, divorcée, et je déteste mon enfant (Fin)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gateka]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Mar 2025 16:16:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[Jeune, belle comme toutes les autres femmes dans leurs vingtaines et innocentes comme la plupart d’entre elles, j’ai choisi la grande route sans hésitation mais la vie a pris une autre tournure. Le lendemain de cette nuit cauchemardesque, je me sens sale et seule, mais les traditionnelles ‘‘gushika mu rugo’’ doivent continuer. Je lave mon [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong>Jeune, belle comme toutes les autres femmes dans leurs vingtaines et innocentes comme la plupart d’entre elles, j’ai choisi la grande route sans hésitation mais la vie a pris une autre tournure.</strong></em><span id="more-456"></span></p>
<p>Le lendemain de cette nuit cauchemardesque, je me sens sale et seule, mais les traditionnelles ‘‘<em>gushika mu rugo</em>’’ doivent continuer. Je lave mon visage et je me couvre d&rsquo;un morceau de kitenge pour préparer l’accueil des invités, fixé à 16 h. Ma petite sœur est venue m’aider et Didier fait office de bon mari devant elle et les autres personnes qui arrivent pour nous aider avec les préparatifs. Il me chouchoute des mots tout le temps, me fait des bises en passant et m’appelle par des noms romantiques. À chaque fois, mes yeux s&#8217;embuent de larmes et chaque mot qu&rsquo;il a prononcé la veille résonne comme une mélodie tragique. Nous accueillons les invités en riant et en souriant, bref, je fais de mon mieux pour montrer que je suis la plus heureuse des femmes. Mais la réalité est tout autre. Depuis hier, j’ai mille et une questions sur mon mari, des pourquoi sans réponse, et pire, je sens une rage mêlée à une peur qui m’égorge à chaque fois que je le regarde prétendre être le meilleur des époux.</p>
<p><strong>La vie de couple ou la vie d’enfer ?</strong></p>
<p>Ma vie de couple se résume à assouvir ses pulsions depuis la nuit des noces. Pas de geste tendre, pas de mots doux, ni de câlins ou de dialogues : niet ! C’est une démonstration de force du genre dominant-dominé ! Pas de souci, je m’y habitue. À part cela, je m’habitue à vivre avec un homme qui me gronde à chaque fois qu&rsquo;une petite occasion se présente, qui me rappelle que je ne suis qu&rsquo;une bonne à rien, qui est ici que pour ses richesses ! À vrai dire, il n’a même pas de richesse, si ce n’est un emploi qui lui permet de payer la ration et le loyer. Parle-t-il de sa nouvelle voiture achetée à crédit le lendemain de notre mariage ? Bizarrement, je m’habitue à cette vie merdique. Peut-être que c’est le ‘’<em>nikozubakwa</em>’’ que j’ai toujours entendu.</p>
<p>Après le troisième mois de vie commune, que dis-je, d’enfer, je fais une chute brutale en pleine ville et me réveille à l’hôpital. Après des examens et des consultations, le médecin me révèle que je suis enceinte et me suggère de rester hospitalisée quelque temps, car j&rsquo;ai, apparemment, une anémie sévère. Didier est trop dégoûté par la nouvelle, même le faire semblant qu’il faisait devant les membres de ma famille commence à se dissiper. Il se retrouve à insulter tout le monde pour un petit rien, à lancer des gros mots même à mon grand frère qui nous a éduqués. Comprenez que je le prends pour mon père.</p>
<p><strong>Le déclic </strong></p>
<p>Après mon séjour à l’hôpital, je vais un peu mieux mais je ne parviens pas à faire les chores de la maison. Ce n&rsquo;est pas non plus sur Didier que je vais compter pour m&rsquo;aider, au contraire, je reçois une dose de reproches chaque soir parce que la chambre n&rsquo;est pas rangée, tantôt mes sœurs ont passé la journée avec moi et j&rsquo;ai raconté tout ce qui se passe entre nous, tantôt mes copines ne l&rsquo;ont pas salué et c&rsquo;est parce qu&rsquo;elles savent qu&rsquo;il me maltraite… Bref, des histoires ridicules qu’il invente comme prétexte pour me battre ou pour ne rien laisser comme ration le lendemain. Comme le malheur ne vient jamais seul, j’accouche, mais au moment de célébrer, le pédiatre m&rsquo;annonce que mon bébé présente un problème de cœur qui n’est pas complètement fermé. Ainsi, il va falloir plus d’attention et de surveillance. À la moindre crise, je devrais le dépêcher à l’hôpital pour qu’on puisse lui administrer de l’oxygène pour lui faciliter la respiration.</p>
<p>Didier est devenu de plus en plus absent à la maison, arguant qu’il ne pouvait plus supporter les cris de son bébé à lui. Il passe des jours sans rentrer. Je me souviens de ce jour où mon bébé a fait une crise à minuit, toute seule à la maison et sans un sou. J’ai dû appeler mon frère à l&rsquo;aide. C’était le début de la fin. Mon frère m’a forcé à lui raconter cette histoire que j’avais jalousement gardée pendant près de deux ans. Et l’explosion ou l’exposition, comme vous voulez, a signé le début de la procédure de divorce après presque deux ans d’enfer…</p>
<p>By the way, j&rsquo;ai un dernier confession à vous faire mais comme promis, we listen, we don’t judge, je déteste mon bébé, cet être qui m’est si cher, car elle ressemble à Didier trait pour trait.</p>
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		<title>Ma mère n’est pas Igisubiramuhira, elle est Rugumyamuheto</title>
		<link>https://e-menye.com/2025/02/24/ma-mere-nest-pas-igisubiramuhira-elle-est-rugumyamuheto/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Billy Muhoza]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Feb 2025 12:48:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans de nombreuses sociétés africaines, notamment au Burundi, une femme divorcée est souvent réduite à un symbole d’échec. On lui attribue des surnoms méprisants, comme si sa valeur dépendait uniquement de son mariage. Pourtant, chaque divorce a ses raisons. À 18 ans, j’ai vu mon monde s’effondrer avec le divorce de mes parents. Je ne [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans de nombreuses sociétés africaines, notamment au Burundi, une femme divorcée est souvent réduite à un symbole d’échec. On lui attribue des surnoms méprisants, comme si sa valeur dépendait uniquement de son mariage. Pourtant, chaque divorce a ses raisons.</strong><span id="more-451"></span></p>
<p>À 18 ans, j’ai vu mon monde s’effondrer avec le divorce de mes parents. Je ne peux décrire cette période qu&rsquo;en termes de saison de larmes, de désespoir et de jugements en cascade. Dans mon quartier, chacun y allait de son commentaire, comme s’il avait été témoin de chacune de leurs disputes et de leurs cris étouffés par les murs de notre maison.</p>
<p>Ma mère, on l’appelle « Igisubiramuhira », comme si retourner chez ses parents après un mariage brisé était un crime. Certains murmurent qu’elle s’est rebellée, qu’elle aurait dû supporter, comme tant d’autres femmes dans le voisinage. Parce qu’ici, être insultée, battue, humiliée, ce n’est pas grave. « Inkoni ntizica », disent-ils. Les mots réducteurs, les privations, les coups et les blessures invisibles… tout cela serait normal. « <em>Ni ko zubakwa »</em>, affirment-ils, bien installés dans leurs mondes où la souffrance des autres ne compte pas.</p>
<p>Moi, je ne la juge pas. Je la comprends. J&rsquo;ai vu les bleus sur sa peau. J’ai senti ceux, plus profonds encore, qu&rsquo;elle cachait au fond de son cœur. J’ai entendu ces mots blessants comme des lames, ces menaces qui volaient le sommeil de ses nuits… Comment pourrais-je lui en vouloir d&rsquo;être partie ? Ce n’était pas un simple caprice, c’était une question de survie. On ne s’assoit pas dans une maison en feu en espérant que les flammes se transforment en feux d’artifice. On sort. On court. On sauve sa vie. Et ma mère n’a pas juste fui son mariage, elle s’est libérée.</p>
<p>Je ne suis pas là pour prêcher le divorce. Mais avant de juger celles qui partent et de leur coller des surnoms cruels, prenez une seconde pour imaginer ce qu’elles ont enduré. Aucune femme ne quitte un foyer par plaisir. Personne ne fuit une maison en feu juste parce qu’elle aime courir.</p>
<p><strong>Oublions les étiquettes et passons à autre chose</strong></p>
<p>Arrêtons un peu avec cette manie de coller des étiquettes aux femmes divorcées, comme si elles étaient des produits en solde. Une femme quitte son mariage et soudain, elle devient Ikigaba, une rebelle, une incapable qui n’a pas su tenir son foyer, comme si le mariage était une corde qu’elle aurait dû serrer jusqu’à l’étranglement. Sérieusement, ce n’est pas un bout de papier qui fait le bonheur, c’est le respect et la paix intérieure. Et si quelqu’un choisit de partir pour préserver tout cela, où est le mal ?</p>
<p>Et si l&rsquo;on arrêtait de diaboliser ces femmes qui ont choisi le divorce comme mécanisme de survie et comme moyen de préserver ce qu&rsquo;il leur reste, comme si elles avaient commis un crime impardonnable ? Pourquoi leur coller des surnoms dégradants alors qu’elles n&rsquo;ont fait qu’exprimer leur envie de vivre encore, malgré la fin de leur mariage ?</p>
<p>Et si j’étais l’un de ceux qui « baptisent » ces braves femmes, je choisirais pour elles des surnoms humains à la hauteur de leur courage et de leur résilience. Des surnoms comme « Ba Rugumyamuheto », bref celles qui restent debout ! Au final, le fait d&rsquo;être divorcée ne signifie pas la fin de l’histoire, c’est juste une nouvelle page qui s’écrit.</p>
<p>Avant de clore, please, ne regardons plus de travers ces braves femmes comme si elles allaient nous transmettre un virus !</p>
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